Pommes de terre : un équipement pour l’arrosage

1 avril 2012

Comme prévu, j’ai tout de même planté quelques pommes de terre cette année. Uniquement quatre petites centaines de plants, de quatre variétés différentes. Après avoir testé les pommes en terre, puis en tour ainsi que sous paille, ma décision est de continuer à les cultiver sous paille. Mais comme par chez moi il fait souvent assez sec (l’année dernière l’a été particulièrement, et malgré quelques maigres arrosages épars, je n’ai récolté guère plus que ce que j’ai planté), et qu’en plus la paille a un effet « toit de chaume » qui empêche la pluie de pénétrer dans la butte et qui la fait ruisseler à l’extérieur de celle-ci, j’ai cette fois installé un arrosage au goutte-à-goutte sous la paille. En voici les étapes en image :

Sarclage des trois buttes destinées à recevoir les pommes de terre (elles étaient auparavant dans le même état que les deux buttes qui entourent ces trois-là, l’une à gauche et l’autre à droite) : une matinée de travail. Pas de désherbage, j’ai seulement brisé les racines des plantes à la houe, juste sous la surface, en restant bien dans l’horizon A du sol. J’ai ensuite laissé les plantes ainsi sarclées en surface pendant trois jours au soleil, afin qu’elles se dessèchent :

Installation des tuyaux, percés tous les 33cms, et fixation au sol de ces tuyaux à l’aide de petites crochets taillés en bambou, à raison d’une dizaine ou d’une douzaine de ces petits crochets pour 20m de tuyau (un aller-retour sur chaque butte) :

Disposition de quatre rangs de pommes de terre sur chaque butte (donc, deux rangs par versant), simplement posées à même le sol, avec deux pomme de terre pour chaque trou goutteur, une au dessus et une en dessous, en quinconces, puis le tout a été recouvert d’une bonne quinzaine de centimètres de paille :

L’arrosage automatique me permettra également de comparer de manière efficace les quatre variétés de pommes de terre cultivées, en terme de résistance aux maladies et de productivité, l’orientation et l’arrosage étant parfaitement similaires.

A noter également que mes buttes sont toujours alignées Nord/Sud, mais que la prochaine fois que j’aurai à faire des buttes, je les alignerai Est/Ouest, et que je ne planterai les pommes de terre qu’en versant Nord, afin qu’elles bénéficient de d’avantage de fraîcheur et d’humidité. Mais ça, ce sera pour un prochain jardin, donc pas pour tout de suite.

Pas de potager cette saison

18 mars 2012

… ou très peu. Je vais sans doute déménager cet été, et comme je ne sais pas encore exactement quand (ni pour aller où, à vrai dire), mieux vaut ne pas démarrer un immense potager pour finalement devoir l’abandonner en pleine période de production. Et puis, comme je congèle la majorité de mes récoltes, et qu’il est difficile de déménager un congélateur plein à craquer… J’ai donc décidé de ne cultiver que des denrées qui produiront de manière précoce, et qui seront faciles à conserver et à transporter.

Je suis donc en train de planter les pommes de terre. J’avais déjà planté, avant l’hiver, de l’ail, des échalotes et des oignons, et malheureusement mes petits pois et mes fèves ont crevé, par -14°C au début du mois de février. Mais je n’en ressèmerai pas, tant pis ; de toutes façons il me reste encore des fèves au congélateur qui datent de l’année dernière.

Au congélateur il me reste d’ailleurs bien d’autres denrées, notamment parce que  nous ne sommes plus que trois à la maison depuis septembre dernier, au lieu de quatre comme c’était prévu ; et puis parce que j’avais tout de même prévu assez large. Ainsi je n’ai consommé que le tiers des tomates congelées, malgré que je fasse souvent des pizzas, et donc je devrais en avoir suffisamment pendant encore toute la saison de printemps/été, peut-être même un peu plus. Je n’aurai besoin d’acheter des tomates que pour les salades.

Et puis je peux toujours planter tout de même deux ou trois pieds au cas où, pour en avoir des fraîches, mais rien de comparable avec la soixantaine de pieds plantés l’année passée. Peut-être que je planterai aussi quelques pieds de concombres, de courgettes, et aussi quelques pieds de mange-tout, mais tant pis pour les courges, les melons, les patates douces (qui ne se récoltent qu’aux premières gelées d’automnes), pour les aubergines, les poivrons ou les piments. Quatre buttes suffiront donc (dont trois pour les pommes de terre), au lieu de quinze l’année passée.

Au passage, c’est déjà presque la fin de la saison des salades de cardamine, dont je me suis une fois de plus régalé pendant deux mois en cette fin d’hiver. Qu’il est bon de désherber des plantes aussi délicieuses !

Par contre c’est la pleine saison des violettes, que je vous recommande telles qu’elles, ou bien mélangées à une boule de glace à la vanille pour constituer un excellent dessert.

Et sinon cet hiver j’ai eu une excellente production de navets, ainsi que de radis noirs (dont j’ai appris qu’ils étaient également très bons cuits, dans la soupe par exemple. Je commence seulement maintenant à récolter les brocolis et les romanescos, ainsi que la mâche et les poireaux. J’ai par contre raté les autres choux, sans doute semés trop tard, ainsi que les panais, semés dans une terre sans doute trop sèche.

Donc, il y aura peu de potager pour cette saison, mais rassurez-vous, j’ai tout de même quelques articles en réserve à publier, notamment en réflexion pour le prochain potager à créer. Par exemple, la prochaine fois je compte bien tester les buttes Est/ouest, au lieu de buttes Nord/sud comme je l’avais fait jusqu’à maintenant. Je vous expliquerai tout ça.

Tracteur à poules

21 janvier 2012

L’hiver dernier, je me suis confectionné un nouveau tracteur à poules. Depuis, je m’en suis séparé, ainsi que de mon cheptel, en offrant le tout à de jeunes voisins fort sympathiques, mais je vous fais tout de même part de cette réalisation en terminant cet article, que j’avais pourtant commencé il y a à peu près un an.
Tout d’abord, voici quelques photos de l’ancien :


Celui-ci était trop petit, je voulais un tracteur à poules qui recouvre d’un seul tenant l’une de mes buttes en entier (il me fallait donc un poulailler de 1,50m x 10m, soit 15m²), et ainsi je pouvais augmenter mon cheptel pour avoir non seulement des poules pondeuses, mais également quelques poulets à viande. Il y avait également quelques désagréments à cet ancien poulailler, et donc il me fallait corriger cela en apportant certaines améliorations que voici :

Tout d’abord, je n’avais pas prévu d’espace dans la cabane pour y mettre la mangeoire, et je me contentais donc de la poser au sol sous celle-ci. Certes la volière du tracteur à poules empêchait les oiseaux du quartier, en particulier les tourterelles, de venir dévaliser la mangeoire de mes volatiles, mais par contre une mangeoire au sol était une bénédiction pour les mulots qui ainsi se sont mis à pulluler dans mon potager, voire même pour quelques rats qui se sont pour le coup installés non loin. J’ai donc installé la mangeoire en hauteur, dans la cabane, sur une plate-forme disposée sur l’un des côtés de la cabane, puis j’ai également installé sur cette plate-forme un pondoir fermé, avec une porte coulissante qui me permet de fermer complètement le pondoir si besoin. Ce pondoir est simplement posé sur la plate-forme, et j’y accède par le côté de la cabane, si bien que, une fois celui-ci fermé, je peux le retirer du poulailler pour isoler une poule qui se serait mise à couver, et la mettre seule dans un petit parc réservé à cet effet, et placer en lieu et place du pondoir un pondoir similaire pour que les autres poules puissent continuer à pondre. Enfin, j’ai surélevé la cabane de 40cm.

En face de cette plate-forme se trouvent les deux perchoirs, qui sont à eux deux suffisamment grands pour qu’une douzaine de poules puissent s’y installer pour la nuit :

Evidemment, ce pondoir s’ouvre également sur le côté, ce qui me permet d’y accéder pour prendre les œufs directement par le côté de la cabane, ou pour le nettoyer (c’est tout le panneau extérieur du pondoir qui s’ouvre par le haut) :


J’ai également entièrement refait la volière, en séparant celle-ci en quatre parties emboîtables les unes à la suite des autres, que je peux ainsi déplacer seul. Chacune de ces parties modulables s’ouvre par le dessus, ce qui me permet d’y jeter les déchets de cuisine et autres composts. La partie supérieure est également couverte d’un grillage à mailles plus larges, ce qui permet également de placer le tracteur à poules sous un arbre, un cerisier par exemple, tout en permettant aux gallinacés de profiter de la chute des fruits.

Il n’y a que la cabane que je ne peux pas déplacer seul, autrement j’aurais pu déplacer entièrement mon tracteur à poules seul, parties par parties. Il aurait fallu que je prévoie un système avec un essieu emboîtable sous deux des pieds de la cabane, comme l’a fait Kristen, mais de toutes façons il n’aurait pas été facile de circuler entre ou par-dessus les buttes avec une cabane à essieu, donc il faut toujours être deux pour le déplacer, mais on trouve toujours facilement une personne charitable pour cela. Je pourrais par contre proposer cela aux voisins qui ont repris ce tracteur à poules, puisqu’ils ont un potager à plat, sans buttes ; peut-être que l’idée de l’essieu leur plairait.

Toujours vivant !

20 novembre 2011

Voila bien longtemps que je n’ai rien publié sur ce blogue. J’ai tout d’abord été pris par beaucoup de travail au début, puis j’ai eu à subir quelques problèmes de couple ensuite (la première raison étant d’ailleurs, sans doute, la principale cause de la deuxième, bien malheureusement). En tous cas, désormais j’ai enfin le temps et l’envie de m’y remettre.

Parce qu’il y a du nouveau. Tout d’abord, comme je le disais, j’ai eu à supporter quelques problèmes de couple, et désormais je me retrouve seul à la maison à m’occuper de mes deux enfants. Ce qui, vous me direz, ne doit sans doute pas me laisser beaucoup plus de temps qu’auparavant. Mais avec un peu d’organisation, on finit toujours par s’en sortir et à s’octroyer un peu de temps libre pour soi, et rien que pour soi. Bref, me voilà célibataire, et même carrément père isolé.

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Prêt pour l’hiver ?

Je n’avais pas eu beaucoup de temps à consacrer aux semis d’automne, et puis il aurait sans doute fallu que je les arrose (les poireaux et carottes sont rachitiques, et les laitues d’hiver ne sont pas sorties, pas plus que les panais), mais j’ai tout de même quelques bonnes réussites, notamment les navets, les radis noirs et les betteraves (merci d’ailleurs à Rémas pour son aide lors des quelques jours de wwoofing qu’il est venu passer à la maison).

Et je viens seulement de terminer les semis d’hiver : trois buttes entourées respectivement par des échalotes, des oignons blancs, et de l’ail, et dominées par des rangs de fèves et de petits pois. Tout cela n’a pas encore pointé son nez à la surface, on verra ce qu’il en est. Mais en tous cas, en 5 heures, les trois buttes furent sarclées et semées, ce qui représente environ une heure de travail pour dix mètres carrés de surface, ce qui est un petit record personnel dont je suis assez content. Et voilà un bien beau semis direct sous couvert :

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Résultats de la saison printemps/été :

Je vous parlerai dans un prochain article des nouvelles améliorations ou expérimentations que j’ai pratiqué ou mis en place (notamment le nouveau tracteur à poules que l’on aperçoit sur les photos ci-dessus, ainsi que ma méthode d’entretien des buttes et de travail du sol « express », et d’autres), mais il faut tout de même que je vous livre dès maintenant un bilan pour cette saison de jardinage. Parce qu’il se trouve qu’à ce niveau-là, cette année, j’ai plus qu’assuré. J’ai travaillé, une fois de plus, mes 450m² de potager entièrement à la main, à raison de pas beaucoup plus qu’une heure par jour ; j’ai réalisé tous les semis pour mes plants au printemps, tout repiqué, tout récolté, tout seul ou presque (merci au passage à Bobzdar pour les quelques jours de wwoofing qu’il est également venu passer à la maison au moment du repiquage des plants et des semis de pleine terre) ; et avec ça, j’ai réussi à obtenir une production au-delà de mes espérances, sauf en ce qui concerne les tubercules, qui malheureusement n’ont pas résisté à un long printemps de sécheresse.

Cette année, j’ai donc repiqué 60 plants de tomates de 4 variétés différentes, 60 pieds de melons de 2 variétés différentes, 24 plants de piments de 2 variétés différentes, 24 plants de poivrons, 12 pieds d’aubergines, 12 pieds de courgettes, 12 pieds de physalis, 6 pieds de potimarrons et 6 pieds de doubeurres, 6 pieds de concombres, 24 plants de patates douces, 12 pieds d’amarantes à graines, 12 pieds de maïs, 12 pieds de tournesols géants, 12 plans de topinambours, 30m de haricots mange-tout, 30m de haricots à graines, 80 de rang d’oignons, 20m de rang d’échalotes, et 20m de rang d’ail, ainsi que 30m² de pommes de terre.

J’ai obtenu une excellente récolte d’oignons, d’ail, d’échalotes, une excellente récolte de tomates, de potimarrons, de concombres, de graines d’amarantes et de graines en général. J’ai eu une récolte tout à fait honorable en ce qui concerne les melons, les piments et poivrons, les aubergines, les courgettes, les physalis, les doubeurres, et les mange-tout. Malheureusement, comme je le disais plus haut, j‘ai eu une récolte décevante en ce qui concerne les patates douces et les pommes de terre.

De plus, la qualité de sol de mes buttes s’améliore, même sans aucun apport, et cet automne, il y a de jolis champignons (malheureusement non comestibles) qui poussent par-ci par-là, sur mes buttes :

Par contre, désolé mais j’ai eu si peu de temps à consacrer à autre chose qu’au travail et à mon couple, en cette saison de printemps/été, que je n’ai même pas pensé à prendre quelques photos de mon jardin, pourtant si réussi.  :(

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Bilan et conclusions :

De cette saison estivale, je tire deux conclusions : tout d’abord, j’ai fait une saison de production somme toute assez remarquable, mise à part pour les tubercules, mais ce printemps de sécheresse exceptionnel explique cela, et encore, cela pourra sans aucun doute être prévenu à l’avenir par une meilleure organisation de la culture des tubercules (en l’occurrence sous la paille, mais en versant nord des buttes, et avec un arrosage automatique au goutte-à-goutte au sommet de la butte). Ce niveau de production est d’autant plus remarquable que je l’ai obtenu avec somme toute assez peu de temps de travail disponible, en l’occurrence pas plus de 12H/semaine en moyenne consacrées au jardin. J’ai donc réussi à obtenir une excellente productivité horaire de mon travail de jardinage. Du coup aujourd’hui, j’appréhende moins l’avenir, car je sais qu’il m’est désormais très facile d’obtenir de quoi me nourrir, et nourrir ma famille, de façon autonome et efficiente.

L’autre conclusion, c’est que désormais je n’ai plus tout à fait le même intérêt à jardiner ou à bricoler. Lors de la création de ce blogue, je voulais chercher à obtenir la production nécessaire avec un minimum de travail, de manière à pouvoir disposer d’un maximum de temps de libre. Or je m’aperçois qu’au lieu de ça, j’ai plutôt acquis un réel plaisir de travailler, un plaisir de produire et de récolter les fruits de mon travail. J’aime mélanger ma sueur à la terre lorsque je travaille mon sol, et sentir la fatigue envahir mes muscles à la fin d’une bonne journée de travail bien remplie. Et c’est d’autant plus appréciable que j’effectue ce travail chez moi, à mon rythme, en gérant mon temps et mes efforts comme je l’entend, et avec des résultats qui me reviennent. Je n’ai donc pas à subir les inconvénients du travail que sont les douleurs ou la fatigue, voire le stress ou la soumission à l’autorité d’un patron. Et j’adore également perdre du temps à faire tout un tas d’expérimentations, même si elles ne se trouvent  pas être au final si rentables que cela.

Je m’aperçois donc qu’en fin de compte, ce que je recherche désormais, ce n’est plus une diminution du labeur comme au départ, mais plutôt une augmentation de la productivité de mon travail, de l’efficacité de celui-ci. Je ne travaille pas moins, au contraire, je travaille plus, car j’y ai pris goût et que j’ai acquis un certain rythme, et une force physique non négligeable que j’aime entretenir ; il y a donc eu une sorte « d’effet rebond », et au lieu d’en faire moins, j’en fais d’avantage, mais mieux, et plus rapidement. En réalité j’aime que les choses avancent de plus en plus vite, et j’aime pouvoir faire de plus en plus de choses, au lieu de chercher à diminuer ma quantité de travail, que du reste je ne peux plus guère considérer véritablement comme du « labeur ». J‘apprécie même de moins en moins les quelques instants de paresse que je m’accorde : j’ai de plus en plus besoin de conserver toujours une forme d’activité, qu’elle soit à écrire, à débattre, à picoler, à jouer de la basse ou de la guitare, etc. Même pour bien réfléchir, pour que mes pensées s’organisent de manière claire et précise, j’ai besoin, en même temps, d’effectuer une activité physique qui ne me demande aucune réflexion, car elle est déjà acquise et que je l’effectue par réflexe. C’est la meilleure méthode qui soit pour organiser et clarifier ses idées, ses désirs, ses réflexions.

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Une orientation professionnelle :

Je suis donc désormais et plus que jamais pour la spécialisation, et donc pour l’échange, pour le commerce. J’aime le travail bien fait, la spécialité d’un travail obtenu avec une bonne productivité et la qualité d’un spécialiste. Je ne recherche plus du tout l’autonomie et l’auto-suffisance comme auparavant. Elle est sans doute atteignable, mais elle ne m‘intéresse plus. Je veux désormais pratiquer uniquement les activités qui me plaisent, et je veux les effectuer avec un travail de qualité, bien fait, efficace et rentable. Et je veux échanger les fruits de mon travail contre celui des autres spécialistes.

Je vais donc sans doute à l’avenir réduire légèrement la production potagère en vue d’une autonomie (j’ai déjà commencé en me séparant de mes poules), mais par contre je réfléchis à m’orienter vers une production à des fins professionnelles, avec un projet agricole en permaculture, accompagné d’un camping à la ferme en cabanes, et peut-être même à terme à l’organisation de stages. Je ferai en tout cas sans aucun doute appel dès que nécessaire à des wwoofeurs, qui seront les bienvenus pour me filer un coup de main pour monter ce projet, projet dont j’aurai bien sûr l’occasion de reparler plus en détail, lorsqu’il se précisera puis se mettra en place.

Scission

2 février 2011

Voila qui est fait, j’ai désormais scindé mon ex- unique blog en deux blogs distincts, l’un (celui-ci) qui parle de permaculture, de décroissance, de transition énergétique, jardinage, bricolage, etc. , et l’autre (http://mutuellisme.wordpress.com/) qui parle d’anthropologie économique, d’économie et d’économe politique, axé sur le mutuellisme individualiste et le néo-primitivisme.

Ces deux blogs sont évidemment issus d’une seule et même philosophie, et ils ne sont pas contradictoires mais complémentaires : celui-ci est un blog pratique, et l’autre est un blog théorique ; ici j’expérimente les théories auxquelles j’ai réfléchi là-bas, et là-bas je théorise sur les résultats des mises en pratique d’ici. Et surtout, cette scission a été réalisée dans le but d’augmenter la lisibilité et la visibilité d’un blog qui devenait surchargé et trop éclectique.

Vénus

29 novembre 2010

En ce moment, Vénus est du matin.

Et moi aussi…

Bilan de l’année

14 novembre 2010

Voici venu le temps de faire un petit bilan de la saison 2010.

Tout d’abord, voilà environ un an que j’abandonne progressivement la biointensive, au profit de l’agriculture synergique, mais cet hiver, je l’abandonne définitivement. La biointensive utilise les buttes, tout comme l’agro-synergique, en les travaillant également au minimum ensuite, mais ne couvre pas le sol, et composte les déchets verts avant de les retourner au potager. Et surtout, elle propose de cultiver des « mini monocultures », plante par plante, disposées en quinconce sur les buttes. C’est ce point-là qui m’a le plus rapidement déplu, car certaines plantes, comme les oignons, laissent la terre à nue, voire nécessitent même le binage, et la « mini monoculture » d’oignons demandait tout de même 30m² de surface de buttes.

De plus, la pente créée par la mise en butte accélère alors les processus d’érosion, surtout avec le binage, car la disposition en quinconce évolue rapidement, pour faciliter le travail, vers une disposition en lignes perpendiculaires à la butte, donc avec le binage en déclive (dans le sens de la pente). Cette année, j’opte donc définitivement pour des lignes à flanc. J’opte également définitivement pour un meulch systématique de paille, et pour une intégration en simultané au paillage, des plantes désherbées, afin de les laisser se décomposer sur place en même temps qu’elles participent de sa couverture. Les buttes seront donc cultivées en 5 lignes, une centrale et sommitale qui accueillera les plantes à fruits ou à graines, deux lignes intermédiaires qui accueilleront les plantes racines ou les plantes à feuilles, et deux lignes en bordure qui accueilleront les liliacées, les blettes, les pissenlits, les plantains, et les laitues. Cette méthode a en outre l’avantage de permettre aux liliacées de supporter le paillage, et ainsi de supprimer la nécessité de les biner.

J’utilise également de plus en plus le semis en poquets, et des associations de plantes, notamment des plantes tutrices, maïs amarantes et tournesol pour les haricots à rames, et topinambours pour les petits pois à rames (topinambours dont je force préalablement le développement des branches, en leur coupant la tête à 80 cm de hauteur). Cet hiver, je vais tester la culture des petits pois nains au milieu des fèves, en espérant que celles-ci leur servent de tuteurs.

Mon potager a disposé cette saison de 9 buttes de 15m² de surface chacune, le reste est en train d’être butté, ou le sera cet hiver (16 buttes en tout).

Voici les cultures de l’année :
- Fèves = 80 pieds, 15m², bon stock de fèves fraîches congelées. Production annuelle suffisante (presque 20 kg).
- pois chiches, 15m², 2kg récoltés et conservés secs, pour faire de la farine de pois chiches, pour épaissir des sauces, ou faire des galettes. Première année d’essai.
- Oignons blancs et rouges, deux bonnes centaines de chaque, production annuelle suffisante, au printemps les poireaux remplacent les oignons.
- Ail et échalotes, une bonne centaine de chaque, production annuelle suffisante.
- Petits pois et pois gourmands, 20 pieds de chaque; production d’appoint (1/10° ?), destinée à être quadruplée l’année prochaine.
- Carottes, ratées plusieurs années de suite.
- Pommes de terre : 3 buttes + 2 tour à pommes de terre, 6 variétés différentes, production suffisante pour l’année.
- Maïs doux, 20 pieds pour les grillades. Peut-être du maïs à farine l’année prochaine.
- Courgettes, 4 pieds, production ratée cette année (incroyable, n’est-ce pas ? une seule courgette !), habituellement suffisante.
- Potimarrons et Doubeurres (butternut), 4 pieds chacun, respectivement 7 et 8 courges pour l’hiver, production suffisante. L’année prochaine, je rajoute quatre spaghettis.
- 4 pieds de concombres, production suffisante.
- 8 pieds de calebasses, pour tester 4 variétés différentes, deux sélectionnés pour l’avenir, destinées à la réalisation de bols, saladiers, seaux, arrosoirs, instruments de musique… on verra bien.
- Melons, 2 variétés, 6 pieds de chaque, production suffisante.
- Pastèques, 4 pieds, difficile de savoir quand les fruits sont prêts, 3 seulement étaient cueillis à point.
- Tomates, 30 plants de 4 variétés différentes, non taillées, laissées courantes sur la paille; congélation telle quelle des deux variétés de petites (une noire, une rose), soit 20 plants, 20kg congelés.
- Poivrons, 20 plants, récolte correcte, mais pas de capacité de congélation. Le double l’année prochaine.
- Aubergines, 4 plants, idem; 10 plants l’année prochaine.
- Piments très forts, 20 plants de deux variétés, destinée à doubler l’année prochaine.
- Patates douces, excellente récolte l’année dernière sur 15 m², pour l’année; plantation en retard cette année, deux plants ont poussé, récolte : un tubercule de 2 cm^3. J’suis dèg’ !
- 10 pieds de tournesols géants (3 à 4 m de haut), superbes, récolte pas encore triée ni pesée, pour faire un essai de production d’huile.
- Haricots mange-tout : 20 pieds de grimpants (tuteurs = tournesols, maïs), tardifs, récolte il y a peu, stock pour deux mois seulement. L’année prochaine rebelote, mais je referai aussi des nains en début de saison, pour la consommation annuelle.
- Haricots secs, nains (Borlotto), 20 m², stocks 3/4 en frais congelés (5 kg), 1/4 en sec (1.25kg)
- Essai d’amarantes à graines, 40 pieds de 4 variétés différentes. Préférer les précoces, la moitié (les tardives) ont pourri sur pied. Essai de battage à la main, 1h pour 1/2kg (beaucoup de travail pour pas grand-chose), le reste a pourri, pas eu le temps de m’en occuper à cause du boulot. L’année prochaine, je remplacerai par des maïs ou des tournesols, et ne mettrai que quelques pieds au milieu des rangs pour la beauté (de quoi récolter un à deux kg de graines).
- essai de quinoa, aucun pied n’est sorti, et ce depuis plusieurs années.
Voilà pour la saison printemps/été; tous les semis ont été faits à la maison, souvent en retard, sauf 4 plants de tomates achetés histoire d’en avoir en précoce.


Planté pour l’hiver cette année :
- 80 plants de choux, fleurs, Bruxelles, brocolis, milan, plantés un peu en retard. (achetés)
- 200 poireaux, plantés un peu en retard aussi. (achetés)
- semis de navets, oignons, carottes, rutabaga, laitues d’hiver, radis noirs, tous ratés.
- semis de panais (ligne de 4m), et de betteraves (ligne de 4m) réussis, mais un peu en retard.
- topinambours, 20 plants, suffisant pour la conso hivernale.
- blettes, ou poirée, 4 pieds, production suffisante pour l’automne/hiver.
Habituellement, également de la mâche, mais oubliée cette année. Le tout sur deux buttes, soit 30m², au lieu des trois prévues. Heureusement il reste aussi les orties, les pissenlits, et le plantain.
La surface totale me semble suffisante à long terme, hors céréales. Reste à peaufiner les détails, ne pas rater les semis, etc. La congélation se fait dans des grands sacs en carton, congélateur de 700 litres. Les choses pour lesquelles j’ai encore vraiment beaucoup de mal : les laitues, les carottes, les semis d’hiver et surtout les choux, les épinards.

Nouveau forum

23 octobre 2010

J’avais il y a quelques mois contribué à la création du forum oleotransition, que malheureusement je ne vous conseille plus. Ce forum est malheureusement devenu un forum autocratique, et j’en ai été banni, tout comme d’autres (Alter Egaux notamment).

Voilà pourquoi, moi et quelques anciens de ce forum, nous sommes attelés à la création d’un nouveau forum coopératif. Cette fois-ci, l’administrateur ne sera pas un personnage fictif dont plusieurs possèdent le code (avec un tel système, ce qui devait arriver arriva) ; au contraire, nous serons plusieurs administrateurs, et nous nous partagerons la gestion du forum, avec des mandats révocables, si possible tournants, afin de respecter au mieux le principe de la division des pouvoirs. Les membres actifs, s’ils le veulent, pourront progressivement être intégrés à l’équipe législative, qui débattra des décisions d’administration et de modération du forum, lesquelles décisions seront votées “à main levée”, avant d’être prises en compte par les administrateurs.

Avec les quelques membres fondateurs, nous sommes en train de discuter de ce fonctionnement. J’invite tous ceux qui le désirent à venir nous y rejoindre, et à débattre avec nous de ce que sera ce forum. De la manière dont il devra être géré, de son contenu et des rubriques qui vont avec, des prémisses sous lesquelles nous plaçons les débats concernant le peak oil, les crises financières et le changement climatique, concernant la transition et la décroissance, ou encore l’affranchissement envers les structures et institutions coercitives.

Une fois les principes de ce forum et son fonctionnement établi, nous nous préparerons ensemble à affronter l’avenir.

En voici l’adresse : http://transition.xooit.fr/index.php

Rejoignez-nous !

(PS : j’ai modifié l’article que j’avais écrit auparavant sur oleotransition, le renommant “transition”, au lieu de le supprimer et d’en créer un autre, car cet article contient des commentaires intéressants. )

Récoltes des pommes de terre

16 août 2010

J’ai enfin récolté les dernières pommes de terre, celles cultivées sous la paille, et celles cultivées en tours. J’avais prévu de partager des vidéos réalisées lors du démontage des tours, et lors du ramassage sous la paille, mais l’option du blog pour pouvoir y intégrer des vidéos coûte environ 50€/an, ce qui n’est pas rien, et en plus je n’ai pas compris comment faire, les vidéos partagées ne correspondant au final pas à celles que j’avais voulu partager (elles se sont retrouvées largement incomplètes). Donc, pas de vidéos, et quasiment pas de photos non plus, puisque je m’étais contenté de réaliser des vidéos. Tant pis, ce sera peut-être pour une autre fois…

Toujours est-il que la récolte des pommes de terre cultivées sous la paille est un vrai régal. Les pommes de terre avaient été simplement posées au sol, avant d’être recouvertes d’une bonne dizaine de centimètres de paille, et d’une demi dizaine de centimètres de tontes de gazon. Pas besoin de butter, simplement d’attendre que les tiges poussent au travers de la paille, puis se fanent, pour n’avoir au final qu’à soulever la paille, et ramasser à la main les pommes de terre (toutes propres) qui se trouvent dessous. Cette technique est non seulement aussi efficace que la culture en terre avec buttage, puisque la production en est équivalente, mais le travail en est fortement diminué, et la terre n’est pas du tout abîmée, voire même plutôt améliorée.

J’ai ensuite démonté la première tour à pommes de terre, puis la deuxième, et il y avait bien des pommes de terre sur toute la hauteur. Pour la première, j’ai obtenu une production de 6 kg pour 7 plants, soit une production par plant à peu près équivalente qu’en culture en terre, ou sous paille, à la différence que dans la tour elles sont d’avantage serrées, et qu’elles produisent verticalement plutôt que horizontalement. C’est une déception, car je m’attendais à un rapport de production par pied bien plus important qu’en terre, alors qu’il n’est qu’équivalent, ou bien très légèrement supérieur. De plus, il convient de relativiser encore d’avantage ce rapport, car le travail est plus important que sous paille, puisqu’il faut aller chercher du sable et du terreau, les mélanger ensemble, et remplir les tours puis les démonter à la fin. Si bien que le rapport travail / production obtenue par plant, est au final équivalent à celui en terre buttée, et plus important que sous paille.

Le principal avantage de la tour, en fait, c’est d’augmenter la productivité par surface, puisqu’on peut serrer d’avantage les plants, ceux-ci produisant verticalement plutôt que horizontalement, et les pommes de terre produites restent bien grosses. Elle est donc à mon avis à considérer comme très utile pour des cultures sur balcons, ou dans des petits jardins, mais n’a pas grand intérêt dans un grand jardin de campagne comme le mien. La tour est donc à réserver plutôt à un usage citadin que rural, et dans mon cas je pense que je ne renouvellerai pas l’expérience. De plus, la deuxième tour à pommes de terre était infestée de lombrics et de petits vers blancs qui ont dévoré mes pommes de terre, et la production n’a été que d’à peine plus de deux kilos pour sept plants, ce qui en a encore rajouté à ma déception.

En revanche, la tour à pommes de terre a aussi un intérêt très ludique, et les enfants étaient ravis de participer, tant à l’installation qu’au démontage. Une fois débarrassé de ses pommes de terre, le mélange sable/terreau et les nombreux lombrics et autres larves de hannetons ont fait leur bonheur :

Premiers inconvénients des buttes

3 août 2010

Je rappelle tout d’abord, pour ceux qui n’auraient pas suivi, que cet hiver, j’avais aménagé environ 80m² en buttes, enroulées les unes sur les autres deux par deux, et que j’avais nommées respectivement les buttes “galaxie”, et les buttes “escargot”. La première saison d’utilisation étant lancée, il fallait bien que ça arrive, voici les premiers inconvénients qui apparaissent.

Tout d’abord, premier inconvénient, la forme ne me permet pas d’y installer mon tracteur à poules, et de l’utiliser dans la transition entre différentes cultures. En effet, le tracteur à poules, déplaçable, me permet de placer les poules sur une planche de culture, buttée ou non, lesquelles vont se nourrir des restes de la culture après récolte, vont désherber la planche, et la fertiliser avant la culture suivante. Or, mon tracteur à poules n’est pas articulé, et ne peux pas épouser la forme de mes buttes. Pour y remédier, je vais devoir me confectionner un deuxième parc modulable, carré, d’environ 6×6 mètres, pour installer mes poules sur deux buttes à la fois, et qui ne sera donc utilisable que sur ces deux paires de buttes (quoique ça me permettra aussi de placer le poulailler sous les cerisiers, ou sous d’autres arbres fruitiers, lorsque l’avancement de la saison fera choir les fruits trop mûrs, et dont les poules pourront ainsi profiter).

Deuxième inconvénient, les allées ne sont pas assez larges. Elles font le même écartement qu’entre les toutes premières buttes que j’avais faites, rectilignes ; mais comme cette fois j’ai beaucoup creusé et fait des pentes assez abruptes, les cultures ont tendance à prendre de l’ampleur, et à recouvrir les allées, rendant le passage difficile. Le double (un mètre) n’aurait pas été de trop. J’avais de toutes façons prévu de ne pas pouvoir y accéder avec la brouette, ce qui ne me paraissait pas dérangeant à priori, et qui effectivement n’est toujours pas un gros handicap, mais par contre, je ne peux pas non plus y passer ni avec la faux, ni avec la tondeuse à gazon car, si l’allée est prévue pour faire la même largeur que la tondeuse, en réalité celle-ci ne peut pas tourner dans les virages. Je dois donc désherber mes allées à la houe, et même là, il est parfois difficile de la manier.

Donc, si c’était à refaire, je prévoirais plutôt des allées d’un mètre de large, pour des buttes d’ 1.10m/1.20m de large.

Enfin, voici quelques photos supplémentaires pour le plaisir des yeux :

- Buttes escargot, dominées par les amarantes :

- Les petits pois s’accrochent aux majestueuses amarantes :

- Tournesols et haricots grimpants à gauche, topinambours à droite, et les patates douces qui pointent leur nez à travers la paille au centre :

- Les amarantes commencent à former leurs pannicules :


- Quelques piments extra-forts, qui commencent à se colorer :

Prochain article jardin dans quelques jours, pour la récolte des pommes de terre, sous la paille et en tours…


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