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Seulement deux buttes

9 juin 2013

Cette saison, je serai seul à la maison. Mon ex-femme est revenue s’installer dans le coin, et comme j’ai passé un an et demi seul avec mes enfants, c’est désormais à son tour de les avoir chez elle. Je suis donc seul chez moi depuis deux mois (je n’ai mes enfants avec moi qu’un week-end sur deux et la moitié des vacances).

Pour cette saison, je n’ai donc préparé que deux buttes, laissant les 13 autres en friches. J’y ai planté et semé des tomates, des haricots et des pois gourmands, des oignons jaunes, des pommes de terre, des courgettes, des laitues, du basilic et de la coriandre ; et j’ai également semé en pleine terre, tardivement et à tout hasard, des piments et des melons.

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La configuration complexe de ces deux buttes m’a permis d’implanter tout ça avec le maximum de diversité dans la disposition. Les piments et melons sont sur les versants SUD, tout comme les oignons. Les tomates sont sur les versants OUEST. Les pommes de terre sont sur les versants NORD. Et les versants EST accueillent les pois et haricots, ainsi que les laitues, le basilic et la coriandre.

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J’y ai installé un arrosage au goûte à goûte, puis j’ai paillé ce qui pouvait être paillé, notamment les pommes de terre (avec de la folle avoine et de la consoude fraîchement broyées). Si vous devez installer ce genre d’arrosage au goûte à goûte, je vous conseille de le brancher auparavant, ainsi il est plus lourd puisque plein d’eau, donc il est plus facile de le mettre en place ; d’autant plus qu’avec la chaleur le tuyau se dilate et gondole s’il est vide, et pas s’il est plein. Et puis cette méthode permet aussi de vérifier si le système ne fuit pas ou n’est pas détérioré, après avoir passé l’hiver dans le grenier ou le garage.

Le goûte à goûte est donc mis en place, fixé à la butte par mes crochets en bambous, puis paillé afin de rester à l’ombre, et le tour est joué.

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Réalisation de buttes

11 février 2010

Dans mon article « ambitions potagères », j’avais évoqué mon désir d’augmenter la taille de mon jardin, en créant de nouvelles buttes (4, exactement), à mi-chemin entre la biointensive, et la méthode d’Emilia Hazelip. Comme je voulais que ces buttes ne soient pas droites, et alignées nord-sud comme les précédentes, mais qu’elles conservent une surface équivalente, j’ai donc dessiné d’autres formes de buttes. De toutes manières, je n’aurais pas eu la longueur pour rajouter 4 buttes de 9 mètres de long chacune, à cause du puits, des cerisiers, et d’un endroit où, sous la pelouse, à une dizaine de centimètres de profondeur, se trouve une couche de débris de tuiles que je ne me voyais pas retirer une par une.

J’avais donc une longueur Nord-sud de 6 mètres, et une largeur Est-ouest de 13 ou 14 mètres, dans laquelle installer mes 40 m² de buttes, plus les allées (55cm de large). J’ai finalement opté pour deux paires de buttes imbriquées l’une dans l’autre, avec deux dessins différents : l’une sur une forme de galaxie, l’autre sur une forme de spirale. Entre les deux se trouvent déjà trois pieds de consoude, que j’ai du coup multipliés, et dont j’ai fait une vraie petite planche, entre les deux futures paires de buttes, et avec lesquels je pourrai pailler celles-ci. Voici ce que donne le plan :

Pour la « galaxie », à l’est, les deux buttes devaient se rejoindre au milieu, mais finalement je les ai séparées, pour m’éviter de devoir en faire le tour à chaque fois, pour rentrer par l’est, ou par l’ouest. Et comme le puits se trouve au bas du plan, juste sous la boussole, il se trouvera donc tout près des entrées de chaque paire de buttes, pour pouvoir facilement aller y arroser les semis.

j’ai donc entamé la réalisation de la galaxie, c’est-à-dire de la paire de buttes Est, une heure ou deux de temps en temps, au cours de ce mois de janvier (en général, en écoutant là-bas-si-j’y-suis). J’ai d’abord sarclé pour enlever l’herbe et ses racines, à la houe, sur une surface d’un peu plus de 6x7m, soit environ 45m². Ce qui m’a pris environ 6 heures, pour sarcler, ramasser l’herbe dans la brouette, et aller en faire un tas plus loin, que je laisserai se composter tranquilement.

Ensuite, j’ai décompacté grossièrement mais profondément, à la pioche, à l’endroit où les buttes devaient se tenir. Ceci m’a demandé environ 4 heures de travail. On commence à voir le dessin :

Puis j’ai creusé au niveau des allées, et autour, sur l’épaisseur de l’humus, jusqu’au deuxième horizon pédologique, c’est à dire environ 5 cm sous le gazon. Et j’ai remonté cette bonne terre des allées sur les parties décompactées, formant ainsi les buttes, et arrondissant les angles en même temps. Cela m’a pris environ 6 heures de plus.

Enfin, j’ai trouvé de la paille. Je n’ai pas eu besoin d’en acheter: un voisin en avait fait pour isoler sa future maison en paille, mais finalement, il l’a mise en vente (la maison) avant de s’attaquer à l’isolation (Didier, à Bel-air, dont il y a un lien sur le blog). J’ai donc récupéré ces bottes avant qu’elles ne soient complètement pourries, et j’ai pu pailler ces buttes, tout comme je pourrai également pailler les deux prochaines, ainsi qu’une bonne partie du reste du jardin. (en plus, elles sont déjà presque à l’état de compost 🙂 ).

Le week-end dernier, des amis sont venus, et je leur ai montré mes nouvelles buttes, autour desquelles se trouvaient les bottes de paille prêtes à être étalées. Finalement, tout le monde s’est retrouvé spontanément à étaler la paille, du coup ça n’a pris que quelques minutes ; et il nous a fallu 7 bottes, car les allées ont également été paillées. Seul, je pense que j’y aurai passé environ deux heures.

Même les enfants s’en sont donnés à coeur joie !

Au total, cela m’aurait donc pris 18 heures, pour 20m² de buttes, mais les buttes ne seront pas à refaire avant bien longtemps.

Ces deux buttes seront destinées à accueillir 250 tubercules de pommes de terre, d’ici un mois, directement sous la paille, à peine enfoncées dans la terre à la main, et sans les butter, c’est à dire avec la méthode de Claude et Lydia Bourguignon.