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Récoltes des pommes de terre

16 août 2010

J’ai enfin récolté les dernières pommes de terre, celles cultivées sous la paille, et celles cultivées en tours. J’avais prévu de partager des vidéos réalisées lors du démontage des tours, et lors du ramassage sous la paille, mais l’option du blog pour pouvoir y intégrer des vidéos coûte environ 50€/an, ce qui n’est pas rien, et en plus je n’ai pas compris comment faire, les vidéos partagées ne correspondant au final pas à celles que j’avais voulu partager (elles se sont retrouvées largement incomplètes). Donc, pas de vidéos, et quasiment pas de photos non plus, puisque je m’étais contenté de réaliser des vidéos. Tant pis, ce sera peut-être pour une autre fois…

Toujours est-il que la récolte des pommes de terre cultivées sous la paille est un vrai régal. Les pommes de terre avaient été simplement posées au sol, avant d’être recouvertes d’une bonne dizaine de centimètres de paille, et d’une demi dizaine de centimètres de tontes de gazon. Pas besoin de butter, simplement d’attendre que les tiges poussent au travers de la paille, puis se fanent, pour n’avoir au final qu’à soulever la paille, et ramasser à la main les pommes de terre (toutes propres) qui se trouvent dessous. Cette technique est non seulement aussi efficace que la culture en terre avec buttage, puisque la production en est équivalente, mais le travail en est fortement diminué, et la terre n’est pas du tout abîmée, voire même plutôt améliorée.

J’ai ensuite démonté la première tour à pommes de terre, puis la deuxième, et il y avait bien des pommes de terre sur toute la hauteur. Pour la première, j’ai obtenu une production de 6 kg pour 7 plants, soit une production par plant à peu près équivalente qu’en culture en terre, ou sous paille, à la différence que dans la tour elles sont d’avantage serrées, et qu’elles produisent verticalement plutôt que horizontalement. C’est une déception, car je m’attendais à un rapport de production par pied bien plus important qu’en terre, alors qu’il n’est qu’équivalent, ou bien très légèrement supérieur. De plus, il convient de relativiser encore d’avantage ce rapport, car le travail est plus important que sous paille, puisqu’il faut aller chercher du sable et du terreau, les mélanger ensemble, et remplir les tours puis les démonter à la fin. Si bien que le rapport travail / production obtenue par plant, est au final équivalent à celui en terre buttée, et plus important que sous paille.

Le principal avantage de la tour, en fait, c’est d’augmenter la productivité par surface, puisqu’on peut serrer d’avantage les plants, ceux-ci produisant verticalement plutôt que horizontalement, et les pommes de terre produites restent bien grosses. Elle est donc à mon avis à considérer comme très utile pour des cultures sur balcons, ou dans des petits jardins, mais n’a pas grand intérêt dans un grand jardin de campagne comme le mien. La tour est donc à réserver plutôt à un usage citadin que rural, et dans mon cas je pense que je ne renouvellerai pas l’expérience. De plus, la deuxième tour à pommes de terre était infestée de lombrics et de petits vers blancs qui ont dévoré mes pommes de terre, et la production n’a été que d’à peine plus de deux kilos pour sept plants, ce qui en a encore rajouté à ma déception.

En revanche, la tour à pommes de terre a aussi un intérêt très ludique, et les enfants étaient ravis de participer, tant à l’installation qu’au démontage. Une fois débarrassé de ses pommes de terre, le mélange sable/terreau et les nombreux lombrics et autres larves de hannetons ont fait leur bonheur :

Quelques retours sur…

20 juin 2010

Les limaces :

Tout d’abord, je vous confirme que les limaces n’ont toujours pas inventé l’échelle, donc mes semis suspendus sont une très belle réussite ; il m’a été très agréable de les repiquer.

Ensuite, je voulais vous informer d’une erreur que j’avais commise (ou plutôt répétée sans confirmation), dans mon article intitulé semis et limaces. En effet, je m’étonnais tout de même d’avoir vu sur wikipédia que les limaces étaient attirées par la bière, à cause du houblon que celle-ci contient, puisque j’ai trois ou quatre pieds de houblon dans le jardin, et que je n’y ai jamais vu une seule limace (il faut dire que le houblon est de la même famille que l’ortie ou le chanvre). J’ai donc consulté la toile, et je suis tombé sur un sujet, dans la section bio de l’excellent forum aujardin.org, qui traitait de la lutte biologique contre les limaces, et où était justement débattue cette question de la bière. Mieux, mon article était cité comme exemple, et les réactions tendaient plutôt à démontrer mon erreur.

Et effectivement, il semble bien plus logique que les limaces soient en réalité attirées par la levure de bière, plutôt que par le houblon. Certains blogueurs du forum on confirmé cela, tests à l’appui. Il semblerait donc que la solution au problème des limaces soit d’installer des récipients à moitié enterrés, et couverts, remplis d’eau, mélangée avec de la levure de bière pour servir d’appât, et d’alcool à brûler pour tuer les limaces, qui seront ainsi soûlées à mort.

Par contre, il semblerait également que ce mélange puisse être nocif pour d’autres bestioles, notamment les hérissons ; donc il est important d’en protéger les récipients, en les couvrant comme il faut. De plus, il semblerait que les limaces soient vraiment beaucoup attirées par la levure de bière, et que installer de tels pièges dans le jardin risquerait d’attirer les limaces vers celui-ci. Il conviendrait donc plutôt d’installer ce type de pièges autour du potager, plutôt qu’au sein de celui-ci.

Bon, de toutes façons, pour l’instant, il me reste du poison à utiliser dans mes pièges, donc je ferai ce genre d’essais plus tard.

La lessive :

Je vous avais informés que ma femme utilisait la cendre du poêle pour en faire de la lessive. Et bien il se trouve qu’elle s’était plusieurs fois aperçue que cette lessive, d’une tournée à l’autre, lavait plus ou moins bien, et qu’elle devait en utiliser de plus ou moins grandes quantités, alors qu’elle respectait scrupuleusement les mêmes proportions de cendre et d’eau lors du processus de fabrication. Elle s’est demandée s’il s’agissait de différences dues à la température lors du processus, réalisé dehors, ou bien à l’humidité atmosphérique, et elle s’est renseignée. En fait, il ne s’agit pas de cela, mais de la nature même de la cendre, suivant le type de bois qui a brûlé. Apparemment, la cendre de chêne serait assez bonne pour cette utilisation, quand celle de pin ou de sapin ne vaudrait pas grand-chose.

Et il n’y a pas longtemps, je suis tombé sur cet article consacré justement à la fabrication maison de la lessive de cendre et du savon, du site http://www.autarcies.com, qui comprenait notamment ce tableau, très clair en ce qui concerne les différentes qualités de cendre ; il semblerait d’après son auteur que ce soit la teneur en potasse des cendres qui détermine la qualité plus ou moins importante de la lessive qu’elles permettent d’obtenir, ou du savon noir qui sera réalisable à partir de cette lessive de cendres.

Pour 1000 parties de bois :

Cendres Potasse
Sapin 3,40 0,47
Hêtre 5,80 1,27
Frêne 12,20 0,74
Chêne 13,50 1,50
Orme 25,50 3,90
Saule 28,00 2,85
Vigne 34,00 5,50
Fougère 36,40 4,25

Les cendres de vigne semblent donc encore meilleures pour la fabrication de lessive, que celles du chêne. Avis donc à tous ceux qui brûlent des sarments dans leurs barbecues, pour qu’ils conservent et réutilisent cette précieuse cendre.

Les buttes et les tours à pommes de terre :

Il s’agit seulement de quelques photos pour se faire plaisir, pour vous dire qu’elles vont bien ; et aussi un peu parce que je pense que cette année, certaines récoltes – notamment celles des pommes de terre – risquent d’être plutôt satisfaisantes :

Tour à pommes de terre

8 avril 2010

2° épisode :

Voilà à peine une dizaine de jours que j’ai planté mes pommes de terre dans leurs tours, et les voilà qui, déjà, pointent presque leurs nez à la surface. Après les avoir plantées (voir mon article à ce sujet), j’ai à nouveau fait des recherches sur le net pour m’assurer de pratiquer la bonne méthode, et j’y ai constaté que ceux qui disaient avoir les meilleurs résultats avec leurs tours étaient ceux qui surveillaient tous les jours l’apparition des tiges à la surface, et qui pouvaient ainsi les recouvrir le jour même de leur apparition. Certains vont même jusqu’à affirmer qu’en installant directement une hauteur de 4 ou 5 pneus (remplis bien sûr), soit une hauteur d’environ un mètre de mélange au dessus de la pdt, on obtient des résultats encore meilleurs, tout en supprimant les besoins quotidiens de surveillance.

J’ai donc opté pour une surveillance au moins jusqu’à-ce que les germes atteignent la hauteur du premier pneu (afin de m’assurer que les pommes de terre soient bien démarrées), mais en allant jusqu’à creuser délicatement dans le terreau tous les jours, en rebouchant ensuite à chaque fois, pour pouvoir y déceler les germes avant même que ceux-ci n’atteignent la surface. Aujourd’hui, c’était le cas, les germes pointaient 2 cm sous la surface, au moins en ce qui concerne la variété hâtive Chérie :

J’ai donc rajouté un pneu au dessus, puis Tilila l’a rempli du mélange sable/terreau (1/5 – 4/5) :

Et hop, le tour est joué ! Moi, pendant ce temps, je prends les photos. 😀

Non, je blague, je l’ai aidée (à la fin, pour égaliser, haha)

En tous cas elle est déjà douée pour prendre des photos :

Bon, j’aurais dû faire encore de la sorte avec 2 ou 3 autres pneus au dessus, mais je n’avais pas d’avantage de terreau. Il va falloir que j’aille refaire le plein. Et puis, il vaut mieux que je n’abuse pas trop de ma petite esclave, surtout après une longue journée d’école ! 😀

En tous cas, vivement la récolte, que je puisse avoir une idée très précise de cette méthode de culture. Car sur le net, on trouve vraiment une chose et son contraire à ce sujet (comme pour beaucoup de sujets, d’ailleurs). Certains disent que la tour à pommes de terre est une légende, d’autres disent qu’ils obtiennent de bons résultats,…

Au moins, là, j’en aurai le cœur net !

Opération pneus

28 mars 2010

La semaine dernière, je suis allé, avec mon camion, récupérer de vieux pneus dans la benne du vendeur de pneus. Avec, je vais pouvoir me réaliser plusieurs choses : un composteur, ainsi que des tours à pommes de terre, et des parterres de fleurs.

Composteur :

J’ai tout d’abord récupéré deux pneus de poids lourds, avec lesquels je me suis fait un composteur d’un mètre cube. Pour cela, j’ai fait un trou dans le côté du pneu à la perceuse, dans lequel j’ai pu ainsi introduire la lame à métaux de ma scie sauteuse, pour ainsi découper les bords du pneu, et ne garder que les parties centrales et cramponnées.

Les deux pneus ainsi découpés seront alors empilés l’un sur l’autre, puis remplis lorsque je disposerai d’un mètre cube de litière de toilettes sèches à composter, ainsi que de divers déchets de jardin.

Ces pneus forment un très bon composteur, puisque la couleur noire du pneu aide la litière à monter en température et ainsi à lancer la fermentation. Le caoutchouc du pneu, épais de 1 à 3 cm, isole cette litière, ce qui permet aussi de mieux en maintenir la température ; et la forme cylindrique permet parfaitement, à l’ensemble, de fermenter en même temps. Je recouvre même le tout d’une plaque opaque, ainsi, une fois la température due à la fermentation redescendue, les vers de terre peuvent s’y installer, et terminer rapidement la décomposition, tel un lombricompost, sans que j’aie besoin de mélanger le tout à nouveau.

Tour à pomme de terre :

J’ai ensuite récupéré plusieurs pneus de grosses voitures, que j’ai découpé de la même manière, et avec lesquels je vais pouvoir tester la culture des pommes de terre en « tour ». J’ai donc décidé de l’endroit où installer ma tour à pommes de terre, de manière à-ce que l’endroit, une fois celle-ci démantelée, puisse accueillir une culture de menthe, ou de mélisse, ou autre.

Puis j’ai sarclé un disque de la taille de mon pneu, et décompacté la terre à la pioche sur cet espace ;

J’ai placé mon premier pneu, ainsi que 7 pommes de terre germées (ici, de la race Chérie ; mais comme il vaut mieux utiliser des variétés tardives, j’en ai réalisé une autre avec des tubercules de la variété Nicola) ;

Que j’ai recouvertes, en remplissant le pneu à raz-bord, d’un mélange de terreau à base de fumier de vache, d’un peu de sable (environ 1/5°), et d’un tout petit peu de cendre (environ 1/10°), après que celle-ci ait été trempée et filtrée (pour la lessive), de manière à apporter de la potasse à mes pommes de terre.

Plus tard, dès que les tiges affleureront la surface, je placerai un deuxième pneu au dessus, que je remplirai à nouveau, et ainsi de suite, jusqu’à-ce que les feuilles se développent dès qu’elles affleurent. En théorie, les tubercules devraient alors se développer sur toute la hauteur des tiges, donc sur une hauteur de 4 ou 5 pneus (d’où l’intérêt d’utiliser plutôt des variétés tardives : plus elles mettent longtemps à pousser, plus on peut monter la hauteur de la tour). Je devrais donc pouvoir obtenir une production par tubercule, 5 à 7 fois plus importante que lors d’une culture en pleine terre. Mais ce n’est que la théorie, et j’ai tout de même planté 400 tubercules en pleine terre, sous la paille et les tontes de gazon, sur mes deux nouvelles buttes. Les tours à pommes de terre ne seront que du rab. Plantées en même temps, je pourrai comparer les résultats entre rendement en pleine terre, et rendement en tour, avec le travail qu’elles ont respectivement nécessité.

Et les « déchets » de pneus ?

Pour ce qui est des déchets des pneus de voiture, je n’ai pas trouvé d’utilisation à ces parties découpées ; elles partiront donc pour la déchetterie. Par contre, je vais utiliser celles des pneus de poids lourds pour « encercler » et contenir des cultures de plantes envahissantes, comme la menthe ou la mélisse. Leur forme va me permettre de venir rouler dessus avec la tondeuse à gazon, et ainsi de ne pas avoir besoin d’enlever l’herbe à la main autour de ces parterres, et leur taille est suffisamment large pour empêcher les racines de menthe de se répandre aux alentours.