Posts Tagged ‘Pommes de terre’

Pommes de terre : un équipement pour l’arrosage

1 avril 2012

Comme prévu, j’ai tout de même planté quelques pommes de terre cette année. Uniquement quatre petites centaines de plants, de quatre variétés différentes. Après avoir testé les pommes en terre, puis en tour ainsi que sous paille, ma décision est de continuer à les cultiver sous paille. Mais comme par chez moi il fait souvent assez sec (l’année dernière l’a été particulièrement, et malgré quelques maigres arrosages épars, je n’ai récolté guère plus que ce que j’ai planté), et qu’en plus la paille a un effet « toit de chaume » qui empêche la pluie de pénétrer dans la butte et qui la fait ruisseler à l’extérieur de celle-ci, j’ai cette fois installé un arrosage au goutte-à-goutte sous la paille. En voici les étapes en image :

Sarclage des trois buttes destinées à recevoir les pommes de terre (elles étaient auparavant dans le même état que les deux buttes qui entourent ces trois-là, l’une à gauche et l’autre à droite) : une matinée de travail. Pas de désherbage, j’ai seulement brisé les racines des plantes à la houe, juste sous la surface, en restant bien dans l’horizon A du sol. J’ai ensuite laissé les plantes ainsi sarclées en surface pendant trois jours au soleil, afin qu’elles se dessèchent :

Installation des tuyaux, percés tous les 33cms, et fixation au sol de ces tuyaux à l’aide de petites crochets taillés en bambou, à raison d’une dizaine ou d’une douzaine de ces petits crochets pour 20m de tuyau (un aller-retour sur chaque butte) :

Disposition de quatre rangs de pommes de terre sur chaque butte (donc, deux rangs par versant), simplement posées à même le sol, avec deux pomme de terre pour chaque trou goutteur, une au dessus et une en dessous, en quinconces, puis le tout a été recouvert d’une bonne quinzaine de centimètres de paille :

L’arrosage automatique me permettra également de comparer de manière efficace les quatre variétés de pommes de terre cultivées, en terme de résistance aux maladies et de productivité, l’orientation et l’arrosage étant parfaitement similaires.

A noter également que mes buttes sont toujours alignées Nord/Sud, mais que la prochaine fois que j’aurai à faire des buttes, je les alignerai Est/Ouest, et que je ne planterai les pommes de terre qu’en versant Nord, afin qu’elles bénéficient de d’avantage de fraîcheur et d’humidité. Mais ça, ce sera pour un prochain jardin, donc pas pour tout de suite.

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Récoltes des pommes de terre

16 août 2010

J’ai enfin récolté les dernières pommes de terre, celles cultivées sous la paille, et celles cultivées en tours. J’avais prévu de partager des vidéos réalisées lors du démontage des tours, et lors du ramassage sous la paille, mais l’option du blog pour pouvoir y intégrer des vidéos coûte environ 50€/an, ce qui n’est pas rien, et en plus je n’ai pas compris comment faire, les vidéos partagées ne correspondant au final pas à celles que j’avais voulu partager (elles se sont retrouvées largement incomplètes). Donc, pas de vidéos, et quasiment pas de photos non plus, puisque je m’étais contenté de réaliser des vidéos. Tant pis, ce sera peut-être pour une autre fois…

Toujours est-il que la récolte des pommes de terre cultivées sous la paille est un vrai régal. Les pommes de terre avaient été simplement posées au sol, avant d’être recouvertes d’une bonne dizaine de centimètres de paille, et d’une demi dizaine de centimètres de tontes de gazon. Pas besoin de butter, simplement d’attendre que les tiges poussent au travers de la paille, puis se fanent, pour n’avoir au final qu’à soulever la paille, et ramasser à la main les pommes de terre (toutes propres) qui se trouvent dessous. Cette technique est non seulement aussi efficace que la culture en terre avec buttage, puisque la production en est équivalente, mais le travail en est fortement diminué, et la terre n’est pas du tout abîmée, voire même plutôt améliorée.

J’ai ensuite démonté la première tour à pommes de terre, puis la deuxième, et il y avait bien des pommes de terre sur toute la hauteur. Pour la première, j’ai obtenu une production de 6 kg pour 7 plants, soit une production par plant à peu près équivalente qu’en culture en terre, ou sous paille, à la différence que dans la tour elles sont d’avantage serrées, et qu’elles produisent verticalement plutôt que horizontalement. C’est une déception, car je m’attendais à un rapport de production par pied bien plus important qu’en terre, alors qu’il n’est qu’équivalent, ou bien très légèrement supérieur. De plus, il convient de relativiser encore d’avantage ce rapport, car le travail est plus important que sous paille, puisqu’il faut aller chercher du sable et du terreau, les mélanger ensemble, et remplir les tours puis les démonter à la fin. Si bien que le rapport travail / production obtenue par plant, est au final équivalent à celui en terre buttée, et plus important que sous paille.

Le principal avantage de la tour, en fait, c’est d’augmenter la productivité par surface, puisqu’on peut serrer d’avantage les plants, ceux-ci produisant verticalement plutôt que horizontalement, et les pommes de terre produites restent bien grosses. Elle est donc à mon avis à considérer comme très utile pour des cultures sur balcons, ou dans des petits jardins, mais n’a pas grand intérêt dans un grand jardin de campagne comme le mien. La tour est donc à réserver plutôt à un usage citadin que rural, et dans mon cas je pense que je ne renouvellerai pas l’expérience. De plus, la deuxième tour à pommes de terre était infestée de lombrics et de petits vers blancs qui ont dévoré mes pommes de terre, et la production n’a été que d’à peine plus de deux kilos pour sept plants, ce qui en a encore rajouté à ma déception.

En revanche, la tour à pommes de terre a aussi un intérêt très ludique, et les enfants étaient ravis de participer, tant à l’installation qu’au démontage. Une fois débarrassé de ses pommes de terre, le mélange sable/terreau et les nombreux lombrics et autres larves de hannetons ont fait leur bonheur :

Travaux de printemps

25 mars 2010

Voici venu le printemps, et avec lui, le moment de se remettre aux travaux de jardin. Tout d’abord, un petit bilan s’impose. En effet, si les fêves sont très belles, par contre, pour ce qui est des pois chiches que j’avais semé à l’automne, aucun n’est sorti. Les petits pois étaient eux en partie sortis, mais mon petit coq, qui a passé l’hiver en dehors du poulailler, les a dévorés au fur et à mesure qu’ils sortaient. Cette fois j’ai enfin réussi à l’attraper, et le voici parti chez Toolate, qui va lui confectionner un poulailler, où il pourra s’épanouir avec des poules rien que pour lui. Du coup, au début du mois de mars, j’ai pu semer de nouveau les pois. D’ailleurs, les pois chiches commencent déjà à sortir, en cette fin mars.

En même temps que les pois, c’est aussi le moment de semer les carottes, ainsi que les pommes de terre primeurs. Cette année, j’ai décidé de tenter l’expérience pour les pommes de terre, en ne les enterrant pas. Je les dispose simplement sur le sol, en les enfonçant légèrement dans la terre meuble, en appuyant légèrement dessus, un peu à la manière de l’ail.

Puis je les recouvre d’une dizaine de centimètres de paille, dans laquelle les pommes de terre devraient aisément pouvoir se multiplier. Enfin, pour être certain qu’elles soient bien dans le noir (auquel cas elles risqueraient de verdir, et de devenir toxiques), je recouvre cette paille d’une bonne couche (4 ou 5 cm) de tontes de gazon.

A gauche des pommes de terre, j’ai semé toute une ligne de carottes, pour lesquelles j’ai mélangé les graines avec du terreau, du sable, et de la sciure, avant d’épandre ce mélange dans le sillon (la sciure devant permettre à ce mélange de mieux retenir l’humidité, les carottes nécessitant une terre constamment humide pendant au moins 10 jours pour germer). A droite, dans quelques jours, je sèmerai une ligne d’un mélange de laitues, de radis, et de betteraves.

L’ail commence à être très beau. Les échalotes aussi, alors que les oignons blancs (butte de gauche) et rouges (butte de droite) ont un peu souffert de la neige (3 fois cet hiver, tout de même).

Enfin, je suis monté dans le cerisier, et j’ai pris quelques photos du jardin vu d’en haut, et de mes farfadets qui y gambadent joyeusement (du nord au sud) :

Les bourgeons du cerisier sont en train de s’ouvrir, d’ailleurs…