Archive for the ‘Habitat’ Category

Quelques retours sur…

20 juin 2010

Les limaces :

Tout d’abord, je vous confirme que les limaces n’ont toujours pas inventé l’échelle, donc mes semis suspendus sont une très belle réussite ; il m’a été très agréable de les repiquer.

Ensuite, je voulais vous informer d’une erreur que j’avais commise (ou plutôt répétée sans confirmation), dans mon article intitulé semis et limaces. En effet, je m’étonnais tout de même d’avoir vu sur wikipédia que les limaces étaient attirées par la bière, à cause du houblon que celle-ci contient, puisque j’ai trois ou quatre pieds de houblon dans le jardin, et que je n’y ai jamais vu une seule limace (il faut dire que le houblon est de la même famille que l’ortie ou le chanvre). J’ai donc consulté la toile, et je suis tombé sur un sujet, dans la section bio de l’excellent forum aujardin.org, qui traitait de la lutte biologique contre les limaces, et où était justement débattue cette question de la bière. Mieux, mon article était cité comme exemple, et les réactions tendaient plutôt à démontrer mon erreur.

Et effectivement, il semble bien plus logique que les limaces soient en réalité attirées par la levure de bière, plutôt que par le houblon. Certains blogueurs du forum on confirmé cela, tests à l’appui. Il semblerait donc que la solution au problème des limaces soit d’installer des récipients à moitié enterrés, et couverts, remplis d’eau, mélangée avec de la levure de bière pour servir d’appât, et d’alcool à brûler pour tuer les limaces, qui seront ainsi soûlées à mort.

Par contre, il semblerait également que ce mélange puisse être nocif pour d’autres bestioles, notamment les hérissons ; donc il est important d’en protéger les récipients, en les couvrant comme il faut. De plus, il semblerait que les limaces soient vraiment beaucoup attirées par la levure de bière, et que installer de tels pièges dans le jardin risquerait d’attirer les limaces vers celui-ci. Il conviendrait donc plutôt d’installer ce type de pièges autour du potager, plutôt qu’au sein de celui-ci.

Bon, de toutes façons, pour l’instant, il me reste du poison à utiliser dans mes pièges, donc je ferai ce genre d’essais plus tard.

La lessive :

Je vous avais informés que ma femme utilisait la cendre du poêle pour en faire de la lessive. Et bien il se trouve qu’elle s’était plusieurs fois aperçue que cette lessive, d’une tournée à l’autre, lavait plus ou moins bien, et qu’elle devait en utiliser de plus ou moins grandes quantités, alors qu’elle respectait scrupuleusement les mêmes proportions de cendre et d’eau lors du processus de fabrication. Elle s’est demandée s’il s’agissait de différences dues à la température lors du processus, réalisé dehors, ou bien à l’humidité atmosphérique, et elle s’est renseignée. En fait, il ne s’agit pas de cela, mais de la nature même de la cendre, suivant le type de bois qui a brûlé. Apparemment, la cendre de chêne serait assez bonne pour cette utilisation, quand celle de pin ou de sapin ne vaudrait pas grand-chose.

Et il n’y a pas longtemps, je suis tombé sur cet article consacré justement à la fabrication maison de la lessive de cendre et du savon, du site http://www.autarcies.com, qui comprenait notamment ce tableau, très clair en ce qui concerne les différentes qualités de cendre ; il semblerait d’après son auteur que ce soit la teneur en potasse des cendres qui détermine la qualité plus ou moins importante de la lessive qu’elles permettent d’obtenir, ou du savon noir qui sera réalisable à partir de cette lessive de cendres.

Pour 1000 parties de bois :

Cendres Potasse
Sapin 3,40 0,47
Hêtre 5,80 1,27
Frêne 12,20 0,74
Chêne 13,50 1,50
Orme 25,50 3,90
Saule 28,00 2,85
Vigne 34,00 5,50
Fougère 36,40 4,25

Les cendres de vigne semblent donc encore meilleures pour la fabrication de lessive, que celles du chêne. Avis donc à tous ceux qui brûlent des sarments dans leurs barbecues, pour qu’ils conservent et réutilisent cette précieuse cendre.

Les buttes et les tours à pommes de terre :

Il s’agit seulement de quelques photos pour se faire plaisir, pour vous dire qu’elles vont bien ; et aussi un peu parce que je pense que cette année, certaines récoltes – notamment celles des pommes de terre – risquent d’être plutôt satisfaisantes :

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Une piscine

6 juin 2010

On entend souvent parler de l’empreinte écologique désastreuse d’une piscine. Une piscine ne serait pas écologique. J’ai une piscine. Une piscine d’une petite dizaine de mètres cubes que j’ai payé moins d’une centaine d’euros (vive la Chine !). A priori, donc, rien de bien écologique ; mais il y a piscine et piscine, et il y a aussi des moyens pour en diminuer l’impact.

Tout d’abord, il y a une question de taille. Parce qu’effectivement, avoir chacun une piscine de 80 m3, dans chaque résidence, pour chaque couple ou pour chaque individu, c’est une dépense en eau considérable, et on sait combien l’eau est précieuse, même si je n’habite pas au milieu du désert.

La notre fait une petite dizaine de mètres cubes, et nous sommes quatre (deux adultes et deux enfants), ce qui nous fait moins de trois mètres cubes par personne. Comme je ne vide pas la piscine en hiver, je n’apporte de l’eau que de temps en temps, pour compenser l’évaporation (et le nettoyage, comme expliqué plus loin). Je n’ai pas calculé, mais je pense que je dois y apporter, sur l’année, l’équivalent de la moitié de sa contenance, soit 5 ou 6 mètres cubes, moins de 2 m3 par personne et par an. L’hiver, elle se remplit toute seule avec les pluies d’hiver et de printemps (elle déborde, même), donc en début de saison, elle est pleine, et il suffit d’en apporter les complément en milieu de saison, quand l’évaporation est à son maximum. La consommation d’eau de ma piscine est donc négligeable, et l’utilisation des toilettes sèches, en lieu et place des toilettes à eau, permet largement de compenser la consommation d’eau requise pour le plaisir de la baignade.

Ensuite, il y a le problème de la pompe, qu’il faut utiliser, avec une consommation électrique, pour en filtrer l’eau, quotidiennement. Aussi, j’ai préféré m’équiper d’une piscine ronde, ce qui me permet de ne pas utiliser la pompe du tout, grâce à l’effet Whirlpool.

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une mise en rotation d’un fluide, qui a pour effet d’en concentrer les particules au centre. Combiné à celui de la gravité, les particules contenues dans ce fluide se retrouvent concentrées en bas et au centre.

Concrètement, il s’agit, une fois la baignade effectuée, de mettre l’eau de la piscine en rotation, en tournant dans l’eau (ou en demandant à vos enfants de le faire, ils s’en feront un plaisir), près du bord, suffisamment longtemps pour que toutes les particules se retrouvent en suspension, et de manière assez régulière, afin d’obtenir un vortex assez homogène. Sortez ensuite de l’eau, et laissez la circulation s’arrêter toute seule (une ou deux heures).

Avant la baignade suivante, vous n’aurez qu’à siphonner le dépôt central, en utilisant un tuyau amorcé, pour le rejeter à l’extérieur de la piscine. En général, un demi seau d’eau (5 litres) suffit à aspirer ce concentré de dépôts. De plus, il est bien entendu possible de le récupérer pour arroser et fertiliser des plantes du jardin. Au début de l’été, lorsque les beaux jours sont arrivés, j’ai dû utiliser un gros tuyau, de diamètre 50, de manière à pouvoir aspirer les nombreuses feuilles et autres aiguilles de pins qui en jonchaient le fond, après s’y être accumulées tout l’automne et l’hiver. Mais ensuite, un simple morceau de tuyau d’arrosage suffit. Enfin, les particules flottantes peuvent être rapidement ramassées en surface avec une simple et large passoire à nouilles.

Par contre, il est bien évident que cette méthode ne peut fonctionner que dans une piscine ronde, auquel cas le vortex ne pourrait pas être créé. (Ce procédé est notamment utilisé en brasserie pour concentrer les fleurs de houblon au fond et au centre de la cuve d’ébullition, de manière à en clarifier le moût sans avoir à le filtrer. Il semblerait également que c’est sur ce principe que fonctionnaient les toutes premières machines à laver, d’où le nom de l’une des grandes marques actuelles de celles-ci)

Enfin, il y a un dernier problème, celui du chlore. Qui est en fait un double problème. Tout d’abord, si vous ne filtrez pas votre piscine avec la pompe, vous n’allez pas pouvoir glisser une pastille de chlore dans la pompe lors de la filtration pour en désinfecter l’eau. Mais pour y remédier, il suffit d’utiliser une bouée diffusante – dans mon cas, un petit sac à patates dans lequel je glisse les pastilles de chlore, et qui flotte grâce à une boule en plastique discrètement subtilisée dans la caisse à jouets de mes enfants – en y rajoutant quelques pastilles tous les deux ou trois jours.

Mais il y a aussi le problème de l’utilisation du chlore lui-même, dont la production n’est pas des plus écologiques, et dont il est nécessaire de se fournir régulièrement. Le coût est encore assez négligeable, et je n’en utilise bien entendu que pendant la saison des baignades, mais je sais qu’il existe des solutions écologiques. J’ai entendu parler du sel, en substitut du chlore, mais son utilisation me déplait, car elle interdirait alors l’utilisation au jardin de l’eau de piscine. L’année dernière, j’avais essayé une fois ou deux de mettre dans l’eau une bonne brassée de menthe poivrée, de manière à parfumer agréablement celle-ci ; il semblerait alors que le chlore n’était plus nécessaire pendant quelques jours. Je compte donc renouveler l’expérience. Mais je crois qu’il me faudra certainement alterner régulièrement avec deux ou trois plantes différentes, de manière à mélanger les effets « bactéricides » de ce genre de plantes. Je réfléchis encore à quelles autres plantes je pourrais utiliser…

Bien entendu, je vous tiendrai informé de mes expérimentations, mais n’hésitez pas, si vous avez déjà tenté l’expérience, ou si vous pensez à une plante en particulier que je pourrais cultiver pour cette utilisation.

Toilettes auto-maîtrisées

17 avril 2010

Comme prévu, j’ai apporté quelques améliorations à mes toilettes sèches, autrement appelées toilettes à litière bio-maîtrisée, mais que je préfère nommer « toilettes auto-maîtrisées ».

Etant donné que le métier le plus dégradant qui soit est très certainement celui qui consiste à devoir nettoyer les chiottes des autres, j’ai toujours pensé que si chacun s’occupait de nettoyer sa propre merde, il y aurait déjà bien moins de tyrans et d’esclaves.

Et ce qu’il y a de vraiment bien avec les toilettes sèches, c’est l’autonomisation qu’elles permettent. Déféquer et uriner sont parmi les besoins les plus fondamentaux : « je mange, donc je chie ; je bois, donc je pisse ». La toute première autonomisation de l’enfant est celle où il prend pour la première fois conscience qu’il est dépendant de sa mère, et où il s’aperçoit qu’il peut obtenir une certaine autonomie en apprenant à gérer ses déjections, plutôt que de s’abandonner au confort et à la simplicité de la couche. En apprenant à contrôler ses déjections, en ne comptant plus sur l’attention que lui portent ses parents pour se libérer de cette inévitable conséquence de l’alimentation, l’individu cesse d’être un nourrisson, et devient un enfant, qui apprend progressivement à devenir autonome.

De la même manière, nos toilettes à eau nous ont rendus dépendants de la société dans laquelle nous vivons ; dépendants des autres et de la collectivité. Elles sont les « couches » des adultes. Pour installer des toilettes à eau chez nous, nous devons acheter des toilettes étanches, équipées d’un siphon, et que nous ne pouvons pas fabriquer nous-mêmes. Il nous faut ensuite faire appel à un plombier pour les installer, et pour amener l’eau jusqu’à la chasse d’eau, donc acheter encore les plomberies nécessaires à cela, dont les matériaux viennent d’on ne sait où, et sont extraits dans on ne sait quelles conditions. De même ce plombier doit nous installer une évacuation, avec encore tuyauteries à la clé, fabriquées par l’immense et toute puissante industrie pétrolière. Puis nous devons acheter l’eau que nous utilisons en grandes quantités pour nettoyer sans effort ces water closed, et donc payer des impôts pour la construction et l’entretien du réseau d’adduction d’eau, ainsi que pour financer et entretenir les infrastructures qui permettent auparavant de rendre cette eau potable. Nous devons également payer des impôts locaux pour l’installation et l’entretien des réseaux d’évacuation, de tout-à-l’égout, ainsi que des installations très coûteuses qui vont permettre de nettoyer l’eau avant de la renvoyer dans les cours d’eau.

                  

Enfin, étant donné qu’en appuyant sur un simple bouton, on prend l’habitude de se débarrasser de nos déchets sans se demander où ils vont et ce qu’il advient d’eux, on en arrive à oublier que les déjections sont sommes toutes les meilleurs engrais qui soient, et que celles-ci auraient mieux fait d’aller engraisser les plantes de nos jardins. Pire, du fait qu’en consommant, on exporte la production de nos jardins jusqu’à nos estomacs, on extrait cette nourriture du sol de celui-ci, sans lui en rendre l’équivalent après utilisation. Et comme on s’aperçoit tout de même que nos sols s’appauvrissent, et qu’il est évident que notre alimentation dépend de ce sol et de sa productivité, il nous faut alors compenser cet appauvrissement par des engrais coûteux fabriqués à base de pétrole, ou bien en achetant des sacs de terreau qui proviennent de ces mêmes stations d’épuration que nous avons déjà payé de nos impôts, et qui filtrent les eaux que nous souillons pour en extraire les selles, les composter, les empaqueter, les distribuer, et nous les revendre après y avoir rajouté des bénéfices.

« Mais j’aurais ainsi créé de la richesse », pourrait certainement me répondre un défenseur de la croissance économique. « Oui, certes, mais j’aurais surtout créé la richesse d’un autre, ou de plusieurs autres, et cette richesse passe par un réseau immense d’infrastructures coûteuses et dont je deviens inutilement dépendant », lui répondrais-je. « D’autant plus que ce qui m’intéresse, ça n’est pas de créer de la richesse en soi, mais c’est ma propre richesse. »

Avec des toilettes auto-maîtrisées, je ne contribue plus au financement inutile d’infrastructures coûteuses et collectives, dont je deviendrais dépendant en terme d’argent et donc de travail. Avec des toilettes auto-maîtrisées, je m’autonomise, donc je « grandis », en n’ayant plus besoin de la communauté pour nettoyer ma propre merde ; c’est moi, et moi seul, qui gère mes déjections. Avec des toilettes auto-maîtrisées, je composte mes déjections, et ce compost retourne au sol de mon jardin, donc je rends au sol l’équivalent de ce que je lui ai pris ; après utilisation bien sûr. Avec des toilettes auto-maîtrisées, que j’ai fabriquées avec quelques matériaux de récupération, je n’utilise pas de matières extraites à l’autre bout du monde, dont la transformation et le transport sont extrêmement énergétivores, voire polluants ou socialement désastreux.

Et si vous ne possédez pas votre propre jardin, rien ne vous empêche de donner ou de vendre ce compost à un paysan, qui s’en servirait pour fertiliser son sol et ainsi obtenir une bonne récolte qu’il pourra vendre. Là, mon défenseur de la croissance économique serait bien obligé de reconnaître que j’aurais ainsi réussi à transformer ce qui, pour moi, était auparavant une charge, une dépendance, en une richesse.

Pour toutes ces raisons, je possède et utilise des toilettes sèches.

Auparavant, mes toilettes ne comportaient qu’un seau, dans lequel tout allait, pour se retrouver ensuite sur le compost. Or, la faiblesse de ce système (outre le fait que pour moi qui suis un homme il me faut constamment m’asseoir), est que l’urine, une fois le seau vidé sur le compost, se lessive, et donc ses nombreuses qualités fertilisantes sont alors perdues. Pour y remédier, j’avais tout d’abord installé une vanne sous le seau, et placé les toilettes en hauteur, afin de pouvoir soutirer cette urine dans un bidon, au fur et à mesure. L’urine peut alors être utilisée au jardin tel un purin végétal, en le diluant simplement à raison de 2/3 d’eau pour 1/3 d’urine, sous forme de très bon engrais potassique (pour accroître la production de tiges, de feuilles, et de racines).

Mais le problème de cette méthode, c’est qu’avant de s’évacuer du seau, l’urine se mélange avec les selles. Or, les selles contiennent des pathogènes qui, répandues sur les plantes consommées fraîches, peuvent se transmettre à l’homme et nous rendre malades. Ce qui signifie que cette urine « contaminée » ne peut être répandue que sur des plantes dont on consomme exclusivement des parties destinées à la cuisson (telles les pommes de terre, les poireaux, les topinambours, les patates douces, et autres tubercules). A partir du moment où l’on est susceptible de consommer une partie crue de la plante, on ne peut donc pas l’arroser de ce bénéfique engrais.

Pour remédier à ce problème, j’ai donc installé un urinoir de récup’, séparé des toilettes, qui me permet de récupérer les urines seules, lesquelles peuvent être alors épandues, à raison du même degré de dilution, sur des plantes dont on peut consommer des parties crues. Cet engrais constitue toujours un engrais potassique, que j’utilise donc pour accélérer la croissance des plantes à feuilles, tiges, ou racines, comme les laitues, les carottes, ou les aulx et les oignons (qui détestent habituellement l’humidité, mais apparemment pas celle-ci), les betteraves, les radis, et tant d’autres.

Pour les plantes dont on consomme les fruits ou les graines, il vaut mieux par contre utiliser un engrais azoté, tel le purin d’ortie.

Lorsque mes installations saturent, je n’ai plus qu’à les sortir dehors, et après les avoir vidées, à les laver à grande eau (l’urinoir ne repose que sur un simple crochet). Me voila maintenant totalement indépendant en ce qui concerne mes excréments. Mon jardin m’offre ses fruits, et je lui rends une contre partie. Je nourris mes plantes de mes fientes, et me nourris des fruits de ces plantes. Je me nourris des fruits de mes fientes. N’y a-t-il pas là une richesse évidente ?

Un lave-vaisselle tout neuf

7 février 2010

Ce week-end, il pleut, alors du coup, je bricole à l’intérieur. Cette fois-ci, je me suis amusé à bricoler un super égoutoir, pour la vaisselle, avec les restes d’un lave-vaisselle qui ne marchait plus, et que j’avais gardé au fond du garage au cas où, plutôt que de l’emmener tout de suite à la déchetterie.

Maintenant, j’ai de la place pour faire de grosses vaisselles, et je n’ai même plus besoin de la ranger, parceque ça me sert en même temps de placard. 🙂 ça n’est peut-être pas très esthétique, mais en tous cas, c’est bien pratique, et puis je me suis bien amusé à bricoler ça !

 

Et voilà, un lave-vaisselle tout neuf ! 😀

Bois, cendre, et suie

3 février 2010

Dans mon logement, je me suis installé un poël. C’est un logement communal, je suis en location. Je l’ai installé sans demander l’autorisation à personne, et puis ensuite, une fois fait, je suis allé signer une décharge de responsabilités à la mairie. Ils ont été simpas, ils s’en sont contentés sans problèmes (et puis, de toutes manières, maintenant je fais partie du conseil municipal).

Du coup je me permet également de tailler les arbres qui entourent mon terrain, je les taille en trognes, comme ça je les entretien, et j’ai du bois. ça n’est pas suffisant pour l’hiver, je vais en faire à droite à gauche, ou bien j’en achette un peu, mais en tout cas ça me fait un bon apport, puisque je couvre, avec ces arbres, environ 30% de mes besoins en bois de chauffe.

Mais du coup, je me dois de recycler les « déchets » que procure l’utilisation du poël. La cendre, ma femme la récupère. Elle la met à tremper dans un grand bidon, à raison d’un tiers d’eau et deux tiers de cendre, et au bout de trois semaines, elle soutire, puis elle filtre la cendre, et comme ça, elle obtient une très bonne lessive, à laquelle elle n’ajoute que quelques gouttes d’huiles essentielles avant de l’utiliser dans le lave-linge.

Par contre, lorsque je nétoie le tuyau du poël, j’obtiens une demi bassine de suie, et cela environ 3 fois par an, et dont je ne sais que faire. Je me doute que je devrais pouvoir l’utiliser au jardin, (après tout, ce n’est que du carbonne), mais de quelle manière ? Dois-je l’incorporer au compost, et si oui en quelles proportions maximales ? Puis-je dirrectement l’étaler sur mon sol ? Dois-je la broyer avant pour en faire de la poudre ? Puis-je l’utiliser dans mes toilettes sèches pour remplacer la sciure ? Ou bien la mélanger à ladite sciure avant de l’utiliser sur les toilettes ? Là aussi, dans quelles proportions ?

Quelcun aurait-il une réponse à cette question ? Ou d’autres idées de recyclage ? Je n’arrive pas à trouver sur internet.