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Opération pneus

28 mars 2010

La semaine dernière, je suis allé, avec mon camion, récupérer de vieux pneus dans la benne du vendeur de pneus. Avec, je vais pouvoir me réaliser plusieurs choses : un composteur, ainsi que des tours à pommes de terre, et des parterres de fleurs.

Composteur :

J’ai tout d’abord récupéré deux pneus de poids lourds, avec lesquels je me suis fait un composteur d’un mètre cube. Pour cela, j’ai fait un trou dans le côté du pneu à la perceuse, dans lequel j’ai pu ainsi introduire la lame à métaux de ma scie sauteuse, pour ainsi découper les bords du pneu, et ne garder que les parties centrales et cramponnées.

Les deux pneus ainsi découpés seront alors empilés l’un sur l’autre, puis remplis lorsque je disposerai d’un mètre cube de litière de toilettes sèches à composter, ainsi que de divers déchets de jardin.

Ces pneus forment un très bon composteur, puisque la couleur noire du pneu aide la litière à monter en température et ainsi à lancer la fermentation. Le caoutchouc du pneu, épais de 1 à 3 cm, isole cette litière, ce qui permet aussi de mieux en maintenir la température ; et la forme cylindrique permet parfaitement, à l’ensemble, de fermenter en même temps. Je recouvre même le tout d’une plaque opaque, ainsi, une fois la température due à la fermentation redescendue, les vers de terre peuvent s’y installer, et terminer rapidement la décomposition, tel un lombricompost, sans que j’aie besoin de mélanger le tout à nouveau.

Tour à pomme de terre :

J’ai ensuite récupéré plusieurs pneus de grosses voitures, que j’ai découpé de la même manière, et avec lesquels je vais pouvoir tester la culture des pommes de terre en « tour ». J’ai donc décidé de l’endroit où installer ma tour à pommes de terre, de manière à-ce que l’endroit, une fois celle-ci démantelée, puisse accueillir une culture de menthe, ou de mélisse, ou autre.

Puis j’ai sarclé un disque de la taille de mon pneu, et décompacté la terre à la pioche sur cet espace ;

J’ai placé mon premier pneu, ainsi que 7 pommes de terre germées (ici, de la race Chérie ; mais comme il vaut mieux utiliser des variétés tardives, j’en ai réalisé une autre avec des tubercules de la variété Nicola) ;

Que j’ai recouvertes, en remplissant le pneu à raz-bord, d’un mélange de terreau à base de fumier de vache, d’un peu de sable (environ 1/5°), et d’un tout petit peu de cendre (environ 1/10°), après que celle-ci ait été trempée et filtrée (pour la lessive), de manière à apporter de la potasse à mes pommes de terre.

Plus tard, dès que les tiges affleureront la surface, je placerai un deuxième pneu au dessus, que je remplirai à nouveau, et ainsi de suite, jusqu’à-ce que les feuilles se développent dès qu’elles affleurent. En théorie, les tubercules devraient alors se développer sur toute la hauteur des tiges, donc sur une hauteur de 4 ou 5 pneus (d’où l’intérêt d’utiliser plutôt des variétés tardives : plus elles mettent longtemps à pousser, plus on peut monter la hauteur de la tour). Je devrais donc pouvoir obtenir une production par tubercule, 5 à 7 fois plus importante que lors d’une culture en pleine terre. Mais ce n’est que la théorie, et j’ai tout de même planté 400 tubercules en pleine terre, sous la paille et les tontes de gazon, sur mes deux nouvelles buttes. Les tours à pommes de terre ne seront que du rab. Plantées en même temps, je pourrai comparer les résultats entre rendement en pleine terre, et rendement en tour, avec le travail qu’elles ont respectivement nécessité.

Et les « déchets » de pneus ?

Pour ce qui est des déchets des pneus de voiture, je n’ai pas trouvé d’utilisation à ces parties découpées ; elles partiront donc pour la déchetterie. Par contre, je vais utiliser celles des pneus de poids lourds pour « encercler » et contenir des cultures de plantes envahissantes, comme la menthe ou la mélisse. Leur forme va me permettre de venir rouler dessus avec la tondeuse à gazon, et ainsi de ne pas avoir besoin d’enlever l’herbe à la main autour de ces parterres, et leur taille est suffisamment large pour empêcher les racines de menthe de se répandre aux alentours.

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