Toilettes auto-maîtrisées

Comme prévu, j’ai apporté quelques améliorations à mes toilettes sèches, autrement appelées toilettes à litière bio-maîtrisée, mais que je préfère nommer « toilettes auto-maîtrisées ».

Etant donné que le métier le plus dégradant qui soit est très certainement celui qui consiste à devoir nettoyer les chiottes des autres, j’ai toujours pensé que si chacun s’occupait de nettoyer sa propre merde, il y aurait déjà bien moins de tyrans et d’esclaves.

Et ce qu’il y a de vraiment bien avec les toilettes sèches, c’est l’autonomisation qu’elles permettent. Déféquer et uriner sont parmi les besoins les plus fondamentaux : « je mange, donc je chie ; je bois, donc je pisse ». La toute première autonomisation de l’enfant est celle où il prend pour la première fois conscience qu’il est dépendant de sa mère, et où il s’aperçoit qu’il peut obtenir une certaine autonomie en apprenant à gérer ses déjections, plutôt que de s’abandonner au confort et à la simplicité de la couche. En apprenant à contrôler ses déjections, en ne comptant plus sur l’attention que lui portent ses parents pour se libérer de cette inévitable conséquence de l’alimentation, l’individu cesse d’être un nourrisson, et devient un enfant, qui apprend progressivement à devenir autonome.

De la même manière, nos toilettes à eau nous ont rendus dépendants de la société dans laquelle nous vivons ; dépendants des autres et de la collectivité. Elles sont les « couches » des adultes. Pour installer des toilettes à eau chez nous, nous devons acheter des toilettes étanches, équipées d’un siphon, et que nous ne pouvons pas fabriquer nous-mêmes. Il nous faut ensuite faire appel à un plombier pour les installer, et pour amener l’eau jusqu’à la chasse d’eau, donc acheter encore les plomberies nécessaires à cela, dont les matériaux viennent d’on ne sait où, et sont extraits dans on ne sait quelles conditions. De même ce plombier doit nous installer une évacuation, avec encore tuyauteries à la clé, fabriquées par l’immense et toute puissante industrie pétrolière. Puis nous devons acheter l’eau que nous utilisons en grandes quantités pour nettoyer sans effort ces water closed, et donc payer des impôts pour la construction et l’entretien du réseau d’adduction d’eau, ainsi que pour financer et entretenir les infrastructures qui permettent auparavant de rendre cette eau potable. Nous devons également payer des impôts locaux pour l’installation et l’entretien des réseaux d’évacuation, de tout-à-l’égout, ainsi que des installations très coûteuses qui vont permettre de nettoyer l’eau avant de la renvoyer dans les cours d’eau.

                  

Enfin, étant donné qu’en appuyant sur un simple bouton, on prend l’habitude de se débarrasser de nos déchets sans se demander où ils vont et ce qu’il advient d’eux, on en arrive à oublier que les déjections sont sommes toutes les meilleurs engrais qui soient, et que celles-ci auraient mieux fait d’aller engraisser les plantes de nos jardins. Pire, du fait qu’en consommant, on exporte la production de nos jardins jusqu’à nos estomacs, on extrait cette nourriture du sol de celui-ci, sans lui en rendre l’équivalent après utilisation. Et comme on s’aperçoit tout de même que nos sols s’appauvrissent, et qu’il est évident que notre alimentation dépend de ce sol et de sa productivité, il nous faut alors compenser cet appauvrissement par des engrais coûteux fabriqués à base de pétrole, ou bien en achetant des sacs de terreau qui proviennent de ces mêmes stations d’épuration que nous avons déjà payé de nos impôts, et qui filtrent les eaux que nous souillons pour en extraire les selles, les composter, les empaqueter, les distribuer, et nous les revendre après y avoir rajouté des bénéfices.

« Mais j’aurais ainsi créé de la richesse », pourrait certainement me répondre un défenseur de la croissance économique. « Oui, certes, mais j’aurais surtout créé la richesse d’un autre, ou de plusieurs autres, et cette richesse passe par un réseau immense d’infrastructures coûteuses et dont je deviens inutilement dépendant », lui répondrais-je. « D’autant plus que ce qui m’intéresse, ça n’est pas de créer de la richesse en soi, mais c’est ma propre richesse. »

Avec des toilettes auto-maîtrisées, je ne contribue plus au financement inutile d’infrastructures coûteuses et collectives, dont je deviendrais dépendant en terme d’argent et donc de travail. Avec des toilettes auto-maîtrisées, je m’autonomise, donc je « grandis », en n’ayant plus besoin de la communauté pour nettoyer ma propre merde ; c’est moi, et moi seul, qui gère mes déjections. Avec des toilettes auto-maîtrisées, je composte mes déjections, et ce compost retourne au sol de mon jardin, donc je rends au sol l’équivalent de ce que je lui ai pris ; après utilisation bien sûr. Avec des toilettes auto-maîtrisées, que j’ai fabriquées avec quelques matériaux de récupération, je n’utilise pas de matières extraites à l’autre bout du monde, dont la transformation et le transport sont extrêmement énergétivores, voire polluants ou socialement désastreux.

Et si vous ne possédez pas votre propre jardin, rien ne vous empêche de donner ou de vendre ce compost à un paysan, qui s’en servirait pour fertiliser son sol et ainsi obtenir une bonne récolte qu’il pourra vendre. Là, mon défenseur de la croissance économique serait bien obligé de reconnaître que j’aurais ainsi réussi à transformer ce qui, pour moi, était auparavant une charge, une dépendance, en une richesse.

Pour toutes ces raisons, je possède et utilise des toilettes sèches.

Auparavant, mes toilettes ne comportaient qu’un seau, dans lequel tout allait, pour se retrouver ensuite sur le compost. Or, la faiblesse de ce système (outre le fait que pour moi qui suis un homme il me faut constamment m’asseoir), est que l’urine, une fois le seau vidé sur le compost, se lessive, et donc ses nombreuses qualités fertilisantes sont alors perdues. Pour y remédier, j’avais tout d’abord installé une vanne sous le seau, et placé les toilettes en hauteur, afin de pouvoir soutirer cette urine dans un bidon, au fur et à mesure. L’urine peut alors être utilisée au jardin tel un purin végétal, en le diluant simplement à raison de 2/3 d’eau pour 1/3 d’urine, sous forme de très bon engrais potassique (pour accroître la production de tiges, de feuilles, et de racines).

Mais le problème de cette méthode, c’est qu’avant de s’évacuer du seau, l’urine se mélange avec les selles. Or, les selles contiennent des pathogènes qui, répandues sur les plantes consommées fraîches, peuvent se transmettre à l’homme et nous rendre malades. Ce qui signifie que cette urine « contaminée » ne peut être répandue que sur des plantes dont on consomme exclusivement des parties destinées à la cuisson (telles les pommes de terre, les poireaux, les topinambours, les patates douces, et autres tubercules). A partir du moment où l’on est susceptible de consommer une partie crue de la plante, on ne peut donc pas l’arroser de ce bénéfique engrais.

Pour remédier à ce problème, j’ai donc installé un urinoir de récup’, séparé des toilettes, qui me permet de récupérer les urines seules, lesquelles peuvent être alors épandues, à raison du même degré de dilution, sur des plantes dont on peut consommer des parties crues. Cet engrais constitue toujours un engrais potassique, que j’utilise donc pour accélérer la croissance des plantes à feuilles, tiges, ou racines, comme les laitues, les carottes, ou les aulx et les oignons (qui détestent habituellement l’humidité, mais apparemment pas celle-ci), les betteraves, les radis, et tant d’autres.

Pour les plantes dont on consomme les fruits ou les graines, il vaut mieux par contre utiliser un engrais azoté, tel le purin d’ortie.

Lorsque mes installations saturent, je n’ai plus qu’à les sortir dehors, et après les avoir vidées, à les laver à grande eau (l’urinoir ne repose que sur un simple crochet). Me voila maintenant totalement indépendant en ce qui concerne mes excréments. Mon jardin m’offre ses fruits, et je lui rends une contre partie. Je nourris mes plantes de mes fientes, et me nourris des fruits de ces plantes. Je me nourris des fruits de mes fientes. N’y a-t-il pas là une richesse évidente ?

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20 Réponses to “Toilettes auto-maîtrisées”

  1. néobio Says:

    merci encore pour les précieux renseignements (contamination possible de l’urine par des agents pathogènes) pour ma part quand j’en serai à fabriquer mes toilettes je pense faire deux wc identiques car un urinoir n’est pas fait pour les nanas , sinon l’applaudie tes initiatives

    pour les tours à patates j’espere que tu nous fera un suivie photo de l’évolution et à la fin un petit film (soyons fou) au moment ou tu démontes l’ensemble pour la récolte
    pareil pour la culture sous paille

    à plus

  2. isa Says:

    tu es « presque  » autonome pour tes toilettes, tu utilises de la sciure de bois et tu ne la fabriques pas toi même .
    super installation ,je prends des notes pour ma future construction

  3. goeland60 Says:

    @ Isa : certes, oui c’est vrai, mais pour fabriquer soi-même sa « propre » sciure de bois, il faudrait aussi fabriquer ses propres outils, et donc posséder une forge, une mine de fer, etc.

    Il me semble qu’il ne faut pas faire de l’autonomie un but en soi. S’agit-il d’être autonomes les uns des autres, ou de concevoir différemment notre interdépendance ?

  4. Ramite Says:

    Bienvenue à toi, Isa. 🙂

    Il est vrai que j’ai le luxe de pouvoir utiliser gratuitement de la sciure de chêne, ce qui permet d’obtenir un compost d’un rapport carbonne/azote très équilibré. Mais pour celui qui n’en a pas, il y a d’autres possibilités : de la cendre, de la paille, des feuilles, ou toutes sortes de débris végétaux, des déchets de cuisine, des tontes de gazon, etc. ; ça se composte tout aussi bien, et tant pis pour le rapport C/N, qui n’est qu’un « luxe »…

  5. goeland60 Says:

    Bravo pour ces toilettes « de luxe » 🙂

  6. imago Says:

    Bravo !

    Le plus simple et le plus autonome est d’aller directement le faire dans la nature, les toilettes sèches sont déjà une sorte de luxe, mais lorsqu’on voit la quantité d’eau économisée, et surtout le fait qu’on cesse de « chier dans l’eau potable », les dépenses somptuaires comme une lunette en plastique et de la sciure ne sont rien.

    Pour ceux que les détails intéressent, j’avais fait un résumé du livre « the humanure handbook »
    http://imago.hautetfort.com/list/documentation/humanurehandbooksummaryfrench_pdf.html

    • Ramite Says:

      Salut Imago, content de te revoir 🙂

       » Le plus simple et le plus autonome est d’aller directement le faire dans la nature, les toilettes sèches sont déjà une sorte de luxe  »
      Tout à fait d’accord, et j’avais justement hésité à en parler dans l’article. Sur un terrain que mon père avait lorsque j’étais plus jeune, on chiait directement dans le jardin, en faisant un trou à chaque fois, et une simple rotation permettait de composter tout ça sans effort. Mais là, j’habite tout de même en plein village, et, non pas que je sois pudique (encore que mes invités peuvent l’être), mais c’est surtout que les autres habitants du village en seraient choqués. 😀 (et que c’est même répréhensible !)

  7. Mouton Sauvage Says:

    Il y a aussi une forme de « toilettes auto-maitrisées » qui semble assez populaires dans plusieurs pays d’Afrique, surtout dans les bidonvilles: la méthode consiste à chier dans un sac plastique, le nouer et l’envoyer le plus loin possible…

    C’est assez horrible pour les voisins, et surtout parfaitement contreproductif si on pense à ce qu’ils pourraient faire avec toute cette matière une fois compostée.

  8. toolate Says:

    @mouton sauvage
    la méthode me plait beaucoup.
    problème je n’ai plus de sacs plastique et mes voisins sont vraiment trop loin(le 1er a 300m)
    @imago
    pour mon amie: le problème de ta méthode se pose lorsque l’on a la chia…
    de plus je vois mal mon Lou de 4ans prendre la pioche (sol argilo-calcaire)
    @isa
    c’est dans un atelier de menuiserie « écolo »que l’on obtient notre sciure.Par contre, pour avoir tester depuis 3ans différentes versions: rien ne vaut une couche de sciure de 4 a5cm au fond pour les urines(je n’ai pas de séparateur)et un copeau mixte chêne-douglas pour les fèces et pour les odeurs.Nous ne mettons plus le papier avec maintenant a cause des odeur remontante et du compostage plus long.
    je ne te laisserais des commentaire sur ton système que lorsque je l’aurais éprouver mon ami.Inutile pour ce faire de m’inviter a manger et de me coller un laxatif dans tes verres de bières que je ne refuse jamais.

  9. Brouckaert Yves Says:

    Ramite, j’ai lu rapidement ton billet, c’est intéressant mais je trouve la dépense d’efforts physiques importante et surtout répétitive, ce qui pourrait entraîner à la longue une sensation « d’esclavage ».

    Ne récupères-tu tes eaux de pluie ?

    Il me semble qu’il faudrait explorer une méthode intermédiaire : je pense par exemple à des toiletes normales, mais dont on aura réduit à peu de choses le volume d’eau (de pluie) d’évacuation, le tout irait vers une citerne de dimensions suffisantes selon le nombre d’utilisateurs (dix mille litres me semble étriqué).

    Il suffit alors de disposer d’une pompe immergée que l’on actionne régulièrement aux fins d’obtenir un liquide homogène. (Pour cela, construire une citerne à corridors : le liquide que l’on pompe au gueulard de sortie, est renvoyé vers le fond; il faudrait à mon avis pratiquer ce mélange très régulièrement, aux fins de ne pas être pris au piège de la masse : évidemment, lors de cette opération, il faut ouvrir toutes grandes les écoutilles). L’on peut également diriger sur cette citerne les eaux de nettoyage des légumes, et autres eaux non polluées, de même que les eaux de pluie qui s’écoulent sur les surfaces extérieures pavées, peuvent de la même façon être récupérées.

    Il me semble que tu es compétent pour analyser alors le résultat de cette bière d’un genre spécial et savoir, selon l’adduction d’eau de récupération utilisée, la composition exacte du mélange.

    On peut alors, me semble-t-il, l’épandre directement sur le sol préalablement biné, entre les différentes routes de légumes et de fleurs.

    Je ne sais pas ce que tu crains du mélange caca/urine, quels éléments pathogènes au juste ?

    Evidemment, je n’irais pas déverser mon mélange directement sur la laitue que je vais manger à midi, mais pour le reste.

    Tu peux aussi rassembler chaque année les plantes aériennes, les séparant ainsi des autres que tu pourras à loisir alimenter de ta « sève ».
    Non seulement, tu les nourriras, mais tu leur apporteras une partie de l’eau nécessaire.

    Si tu disposes d’un verger, et que tu ne veux pas te compliquer la vie, pompes directement ta « marchandise » et déverses-la au printemps au moyen de la même pompe.
    Ton âne et tes oies te remercieront bruyamment de la vigueur de ton herbe!

    Yves

    • Ramite Says:

      «  Ne récupères-tu tes eaux de pluie ?  »
      Malheureusement non, ou si peu.

       » Il me semble qu’il faudrait explorer une méthode intermédiaire : toiletes normales, citerne de dimensions suffisantes, pompe immergée que l’on actionne régulièrement  »
      Mais l’investissement et l’amortissement d’une telle installation est bien plus génératrice d’esclavage que mon système !
      A moins de trouver une manière de le rentabiliser, par exemple en récupérant le biogaz, issu de la fermentation de ce mélange.
      Et puis, je ne suis que locataire, mais le jour où je construirai ma maison, je pourrai réfléchir à de tels investissements. Pour l’instant, des toilettes sèches sont une méthode très pratique et très abordable.

  10. Brouckaert Yves Says:

    Ramite, cette alternative que je te proposais, c’est que j’ai vu tellement de couples se défaire à cause des toilettes sèches; et il n’y a pas que le couple. Celui-là on le connaît, mais les enfants, lorsqu’ils grandissent, peuvent ressentir une gêne considérable vis-à-vis de leurs copains d’école, qui, si cela se trouve, ne seront jamais invités chez toi pour cette simple question.

    Sache aussi, que tout écolo que tu sois, tu es soumis aux directives de « Bruxelles » quant à l’épandage de ce genre de déchets; il y a des dates précises où la chose est autorisée. Tout contrevenant sera tenu de receuillir l’objet du délit et de le manger!

    Yves

  11. toolate Says:

    Yves
    le but de la plupart des utilisateur de toilette sèche est de ne pas consommer d’eau!
    quand a ton système de récupération et d’épandage?????
    la démarche est pour le coup inverse.

  12. Brouckaert Yves Says:

    Toolate,

    La même pompe servira à vider la citerne et à amener la « bière » sur place au moyen de tuyaux. Ceci n’est valable que dans le cas où verger et jardins se trouvent à proximité immédiate.

    Utiliser de l’eau de pluie ne coûte rien (en tout cas en Belgique!) (sauf les aménagements) et on la restitue aux plantes et au fourrage.

    Mais ce que j’aimerais que l’on développe, c’est plutot l’ensemble de la problématique de la production de nourriture, de vêtements, de matériaux de construction, de moyens de chauffage, d’électricité, et j’en passe, nécessaires au démarrage du domaine (à moins que tu ne disposes d’un terme plus adéquat).

    Le transport aussi est préoccupant, heureusement, nous pouvons disposer de l’admirable cheval de trait ardennais! plus petit que le percheron et d’autres, mais tellement beau, trappu, d’une résistance à toute épreuve.

    Chacun de ces sujets mérite toute une confrontation d’idées!

    Et je n’ai cité que quelques-uns des sujets les plus évidents; il faut parler aussi du traitement des maladies, des médicaments, qu’ils soient phyto ou non, etc.

    Dans un billet ancien que je ne retrouve plus, Ramite parlait d’une vache et de sa production de lait. J’aurais des choses à dire à ce propos.

    Yves

  13. toolate Says:

    Yves
    « a moins que tu ne dispose d’un terme plus adéquat »
    heu oui
    transition
    ce n’est pas de moi lol
    ramite va nous pondre un blog pour tout ca???possiblement lol

  14. Brouckaert Yves Says:

    Ramite,

    Bien sûr, tu vis dans des conditions actuelles qui ne te permettent pas de faire autrement (puisque tu ne récupères pas tes eaux de pluie).
    Mais dans un modèle plus vaste (dans le cadre d’Utopia, par exemple, rien n’empêcherait de réunir dans une seule citerne les productions de chacun, en y ajoutant les eaux que chacun pourra récupérer comme je le proposais par ailleurs, ce qui aurait pour fonction nécessaire le rinçage régulier des conduites.
    Quant à la proposition que tu fais de récupérer le méthane, c’est sans doute envisageable, mais demande réflexion.
    Que crains-tu au fond de la faible quantité d’azote que nous incorporerions sur des surfaces telles que les végétaux n’en laisseront percoler une miette ?

    Yves.

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